Une vipère à Paris

Blog pipolo-culturo-rigolo d'une vipère sensible et insaisissable qui pique et critique (un peu), s'étonne et s'émeut (souvent).

06 mars 2008

Décryptage Psy : Tokyo Hotel

DIVAN_90d55_1_La revoilà  enfin ! Après de longues vacances hivernales, Desesperate Psy est de retour sur le blog. Ce mois-ci, elle répond aux nombreuses lettres de Vipernautes. Plus précisément au courrier de mères de fans de Tokyo Hotel, ce groupe de rock allemand composé de 4 ados rendant folles les jeunes filles.

1/ Gisèle V., 40 ans: « J’ai récemment surpris dans sa chambre mon fils Paul, âgé de 13 ans, avec le jean slim noir de sa petite sœur, les yeux soulignés par un bout de charbon de bois et un hérisson mort sur la tête. Que faire ? ».

DP: Chère Gisèle, tout abord puis-je savoir ce que vous fabriquez dans la chambre de Paul? Je vous rappelle que votre ado a besoin d'un espace strictement privé pour exprimer librement ses pulsions. C’est quand même le B.A-BA, relisez Dolto! Frappez avant d’entrer, au moins… Par ailleurs, certes je suis psychiatre mais avant tout médecin. Je vous préconise donc de désinfecter immédiatement la tête de votre fils et d’effectuer un shampoing préventif anti-puces/poux.

2/Francine B., 42 ans: « Quand je demande à ma fille, Annabelle, de m'aider à mettre le couvert elle me répond en allemand d’un air méchant. Ensuite, pendant tout le repas, elle refuse de se servir de son couteau autrement que pour se scarifier les bras. J’ai peur Docteur… »

DP: Francine, je ne suis pas une adepte des méthodes comportementales mais je reconnais qu’il n’y a parfois pas d’autres issues. Donnez donc votre argenterie à Emmaüs et n’achetez dorénavant que des couverts en plastique. Enfin, précisez à votre fille que, d’après le témoignage de leurs proches, les Tokyo Hotel sont infiniment doux et serviables. Il paraît même que Bill et Tom aident chaque soir leur grosse Muter chérie à mettre la table et à fleurir les balcons de leur maison.

3/Jeannette G., 51 ans: « J’ai mal au dos à force de ramasser ma fille Pamela, 15 ans, 60 kilos, qui s’écroule inexorablement sur le parquet du salon dès qu’une chanson de Tokyo Hotel retentit sur les ondes hertziennes de ma chaîne hi-fi. Comment éviter cette cascade d'évanouissements accompagnés de larmes qui abîment mon vieux parquet en chêne? ».

DP: Jeannette, ce comportement hystéro-conversif est malheureusement fréquent chez les jeunes filles. Souvenez-vous de vos défaillances lorsque Sacha Distel ou Mike Brandt se produisaient sur scène… Cette réaction est hormonale! Tant que les ovaires n’ont pas trouvé leur «rythme de croisière», je crains de ne pas avoir de solutions. Pensez juste à vitrifier régulièrement votre parquet et n’y laissez jamais traîner aucun objet contendant.

4/Elisabeth S., 39 ans: « Concrètement, si je découvre un matin que ma fille épingle sur les murs de sa chambre des posters de Tokyo Hotel mais aussi de Julien Doré et de Cindy Sander, comment dois-je réagir ? ».

DP: Oh mon Dieu !!! Dans ce cas de figure excessivement grave, filez directement à la maison de Solène ou appelez d’urgence Marcel Rufo: lui seul est autorisé à prendre en charge des cas aussi lourds. Je suis de tout cœur avec vous.

Posté par lavipere à 20:11 - décryptage psy - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


19 novembre 2007

Décryptage psy - Julien Doré : Oh la vache !

divanComme chaque mois, retrouvez Desesperate Psy pour un décryptage pipole. Aujourd'hui, c'est le gagnant de La Nouvelle Star 2007, Julien Doré, qui s'allonge malgré lui sur le divan. Découvrez la face cachée de ce nouvel artiste, si jeune et déjà tellement perturbé.

La Vipère : Un «blondiminet» haut comme 3 micros qui privilégie les mugissements aux notes mélodieuses, ça cache quoi? Une rage mal contenue? Un stress à évacuer? Une vacuité insondable?
Desesperate Psy : Même si je ne devrais pas trop en parler car je suis aux limites ethiques de la confidence, je puis vous révéler que le cas Julien D. est un exemple d'école du trouble de l'identité de genre. Vous connaissez sûrement cette pathologie qui concerne notamment les garçons se sentant filles (et réciproquement). C'est très fréquent, pour ne pas dire commun. D’autres sujets, plus rares mais beaucoup plus intéressants, se prennent pour des acteurs célèbres, des cuillères à soupe ou bien encore des animaux de la ferme. Le cas Julien D. appartient à cette dernière catégorie : le jeune homme beugle et lance des regards de bovidé car il s’identifie à… une vache, limousine de surcroît!

Manteau de fourrure porté sur torse nu, jean slim enfilé au chausse-pied, barrette de fille dans la tignasse, tatouages décalés... Comment interpréter cette accumulation d’accessoires hétéroclites? Une complexité à la fois animale et raffinée? Plus prosaïquement, un manque de goût total?
Faute de goût il y a, mais connaissez-vous beaucoup de vaches accro à Cacharel ou Zadig et Voltaire? En fait, notre patient porte plusieurs «prothèses corporelles» pour se rapprocher de son identité véritable. Julien D. se fait donc tatouer — pas sur l'oreille mais juste en dessous – un truc aussi vide de sens que le numéro de série d’un cheptel de bœufs en route pour l’abbatoir. Il porte aussi des cuirs à même la peau pour essayer de se fondre dans le troupeau de ses «semblables».

Choisir de chanter «Moi Lolita» signifie quoi pour ce jeune homme qui n'a jamais été une «collégienne aux bas bleu de méthylène»? Que cherche-t-il dans l'univers Farmerien? Veut-il se racheter une virginité artistique? Passer pour une victime médiatique (« C'est pas ma faute à moi…»)?
Peut-on véritablement parler de choix en matière de pensée animale? Vaste débat dans le monde de l'éthologie. Je ne saurai trancher. Il est tout a fait probable que la mélodie de cette chanson se prête bien aux beuglements et soit donc particulièrement appréciée dans une étable de Franche-Comté par exemple. Enfin, «donner sa langue au chat» (cf: paroles de la chanson), quand on se sent soi-même vache ou taureau, est un clin d’œil provocateur à tous les tripiers. Je ne vois pas d'autres explications.

Poser pour Play-Boy, grimacer et sautiller sans cesse sur scène… Ce grand show, c'est de la poudre aux yeux? Un réel talent? Un déséquilibre mental qui mériterait une bonne camisole?
Nous franchissons un palier supplémentaire dans la pathologie. Il est possible, devant de tels troubles du comportement, d'évoquer notre hantise alimentaire de la fin des années 1990, à savoir la maladie de la vache folle. Finalement, le cas étudié est infiniment triste : en plus de se prendre pour une limousine, Julien D. s’identifie à un spécimen atteint du Creuzfeld-Jacob. D'où les tremblements intempestifs et la bave aux commissures des lèvres.

Que peut-il faire pour se tirer de ce mauvais pas?
Qu’il assume enfin pleinement ses penchants bovins en s’offrant un nouveau nom de scène : «Marguerite» ou «La Noiraude» devraient faire l’affaire. Dans un second temps, laisser tomber Mylène Farmer et reprendre le tube de Gérard Blanchard : «Elle voulait revoir sa Normandie».

Posté par lavipere à 16:21 - décryptage psy - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2007

Décryptage psy : pourquoi Mazarine P. aurait mieux fait de rester cachée...

divanC’est désormais rituel, chaque mois notre pertinente psy vient décoder la personnalité d'un pipole au comportement troublant ou aux propos incohérents. Aujourd’hui, Desesperate Psy livre son diagnostic du cas Mazarine P.

La Vipère : Selon vous, Mazarine P. a-t-elle quelque chose à prouver en choisissant l'affaire des bébés congelés comme intrigue de son nouveau roman? Dépasse-t-on le simple dessein littéraire?
Desesperate Psy : Nous somme devant un cas syndromique de narcissisme aiguë, pathologie dont souffrait déjà notre patiente du mois dernier, et pourtant cette maladie n'est pas contagieuse !
Souvenez-vous : n’ayant pas de bagage intellectuel, la pauvre Britney S. attirait la lumière des projecteurs en s’exprimant avec son corps (tête rasée et pubis épilé). Le cas de Mazarine P. n’est guère différent, seule la forme change : ayant été très tôt initiée à la gymnastique de neurones, sa crise narcissique passe par une production textuelle que certains qualifient même de « littéraire » !
Pour être plus précis, nommons ce comportement MGR, « Misère de la (sale) Gosse de Riche » : nos deux jeunes femmes sont en quête d’une reconnaissance jamais satisfaisante.

Que peut révéler cet attrait pour un fait divers sordide de la part d'une jeune mère venant d'accoucher de son deuxième enfant (une petite fille, Tara)?
Un vide intérieur sans limite… qui donnerait le vertige à tout analyste ! Il est très probable que notre cas clinique, en manque de ressources psychiques pour affronter l’expérience intérieure de la maternité, cherche à vivre cette expérience en se projetant dans le regard des autres. Dès lors, un sujet polémique et tapageur est plus propice à susciter l’intérêt du public qu’un recueil de recettes d’huiles essentielles anti-vergetures, par exemple (ce que font la plupart de ses confrères pipoles).

Le recours à l'écriture n'est-il pas thérapeutique?
Mademoiselle M. ne dit pas si elle a essayé la psychanalyse. D’autres écrivaines sont moins pudiques. Prenons le cas de Nina Bouraoui, ou plus actuel encore, de Marie Darrieussecq. Leurs confessions permettent de constater que leur passage sur le divan est un échec total ! Alors pourquoi ne pas écrire ? En France, des ateliers d’écriture sont proposés dans tous les hôpitaux de jour pour malades psychiatriques. Seule diffère la couverture médiatique autour des productions littéraires des uns et des autres…

Mazarine P. ne fait-elle pas de surcroît un grand écart dangereux lorsqu'elle attaque Paris Match pour atteinte à la vie privée puis pose en couverture du même magazine pour promouvoir son roman?

Une incohérence manifeste qui pourrait se résumer en quelques mots : « Parlez de moi encore et encore mais pas comme ceci, plutôt comme cela ». Ce désir de maîtrise absolue de son image mais aussi d'autrui montre qu’en plus de défenses narcissiques, Mazarine P. a certainement un noyau paranoïaque.

Posté par lavipere à 16:38 - décryptage psy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2007

Britney Spears sort encore sans culotte : décryptage psy

culotteAvec la sortie prochaine de son nouveau Cd et son retour sur scène (pitoyable !) aux derniers MTV Awards, on pensait Britney Spears sur de bons rails et débarrassée de ses vieux démons. Que nenni ! Elle offre derechef les moindres recoins de son anatomie à nos regards qui n'en demandaient pas tant...
Décryptage de ce comportement incompréhensible avec Deseperate-Psy, spécialiste des PP (Pathetiiiic Pipole).

La Vipère : Britney qui ne met pas de culotte, c'est volontaire et revendiqué ou sommes-
nous plutôt dans le registre de l'oubli et de l'acte manqué?
Desesperate-Psy : Vous oubliez le retour du refoulé! En effet, pendant toute sa jeunesse notre patiente que nous nommerons B., pour préserver son anonymat, a dû porter d'affreuses gaines froufroutantes pour animer une émission destinée aux enfants. Elle en a énormément souffert et à présent le refoulé fait un retour fracassant.
Pour Britney, à quoi correspond ce besoin permanent de montrer ses fesses (et le reste), et surtout, pourquoi cette "no culotte attitude" survient-elle après la naissance de ses 2 enfants ? Y aurait-il un lien entre assumer sa maternité et exhiber son intimité?
Il s'agit plutôt, dans le cas de B., de montrer une épilation intégrale. Même en étudiant avec application l'ensemble des clichés de notre cas, il est impossible de dire si la patiente est pubère! Ne me parlez pas de ses seins, je vous rappelle qu'ils sont en plastique... Il devient dès lors évident que B. se comporte comme une fillette de 4 ou 5 ans. Nous voyons qu'en plus d'un profond traumatisme, sa période de présentatrice télé junior a provoqué une fixation totale de sa libido au stade phallique exhibitionniste. Le cas est grave, c'est certain.
Ne pas mettre de culotte peut-il être considéré comme un mode d'expression (artistique) ? Quels messages Britney chercherait-elle à faire passer? Des appels au secours, des cris de révolte, un bras une cuisse d'honneur adressé à la terre entière et plus particulièrement aux paparazzi?
Peut-être plus simplement un hommage à son esthéticienne?! Hé oui, on peut être une spécialiste compétente et avoir un brin d'humour! Plus sérieusement, vous aurez compris au vu de mes réponses précédentes que la gravité du cas est essentiellement narcissique. Une petite fille n'adresse pas de messages au monde.
Que faudra-t-il penser le jour où Britney mettra enfin une culotte?
Si elle ne s'est pas rasé la tête ou tatoué l'ensemble du visage une heure avant d'enfiler ses sous-vêtements, nous ne pourrons que nous réjouir de la disparition de son symptôme. Sans doute aura-t-elle alors réussi à le sublimer dans une œuvre artistique – un super single –, comme Baudelaire savait si bien le faire de son spleen.

Posté par lavipere à 16:56 - décryptage psy - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1