Une vipère à Paris

Blog pipolo-culturo-rigolo d'une vipère sensible et insaisissable qui pique et critique (un peu), s'étonne et s'émeut (souvent).

29 janvier 2008

Voltaire’s Folies, au théâtre de l’Œuvre

15641Le Parisien: «Un feu d’artifice. Irrésistiblement drôle». JDD: «On se régale d’un Voltaire d’actualité». Le Canard Enchaîné: «Vraiment dingue!». Les Échos: «Infernalement drôle!». Le Figaro magazine: «Une vraie fête de l’esprit. Courez à l’Œuvre!».
La Vipère: «Mouais…Inutile de se fouler une cheville en courant à l’Œuvre… Allez-y plutôt à reculons!».

On a parfois du mal à comprendre une critique unanime et enthousiaste qui rend notre déception d’autant plus grande. Le spectacle de J.-F. Prévand au théâtre de l’Œuvre est rempli de bonnes intentions et l’énergie déployée par les 4 comédiens est remarquable, presque communicative. Malheureusement, le propos reste très cérébral et peu propice à la franche rigolade.
L’essentiel de la demi-douzaine de saynètes – pour ne pas dire sketchs – composant la pièce tourne autour de la religion: christianisation, pape, autodafés… Un plongeon en plein Candide qui vous rappelle avec un brin de nostalgie vos cours de littérature au lycée… Et honnêtement, vous vous tordiez de rire en écoutant votre prof, droit comme un I sur l’estrade, décortiquer les mécanismes ironiques de Voltaire ou de Diderot? Non, bien sûr. Au théâtre, c’est la même chose! Certes, votre professeur de français ne mimait surement pas la poularde ou le chapon, un sage chinois ou un évêque…
Mais une mise en scène agitée (voire hystérique) ne suffit pas toujours à déclencher des rires en cascade. L’exercice est brillant, le texte intelligent… mais on s’ennuie! À regrets, car les comédiens se démènent et semblent prendre beaucoup de plaisir à interpréter leur personnage. Comme on aimerait partager leur évidente complicité!
Pour apprécier à sa juste valeur ce «pamphlet cocasse et satirique contre la bêtise», il est sans doute préférable d’avoir une connaissance approfondie de la philosophie des Lumières, en tout cas supérieure à celle acquise à 16 ans en un trimestre… La Vipère avait beau être un élève attentif en classe, quelques notions lui ont sûrement échappé! Si, de votre côté, vous aviez tendance à sécher les cours de français, inutile de vous préciser de passer directement votre chemin!

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28 janvier 2008

Gone baby gone, de Ben Affleck

gone_baby_gone_2Le premier film du comédien Ben Affleck a plutôt séduit les critiques qui lui ont génereusement accordé des ribambelles d’étoiles à sa sortie, un peu plus et c’était carrément la voie lactée! Seuls Studio et Le Figaro mettaient l’accent sur les faiblesses de ce coup d’essai. La Vipère rejoint bien volontiers ce club minoritaire.

Amanda, une fillette de 4 ans, disparaît dans la banlieue ouvrière de Boston. La police mène l’enquête, sans grand succès. À la demande de la tante d’Amanda, le détective privé Patrick Kenzie (Casey Affleck) et sa compagne prennent le relais. Au fur et à mesure de leurs investigations, ils cotoient des officiers de police peu fréquentables, de dangereux dealers sanguinaires ou bien encore un pédophile en cavale. L’histoire comprend son lot de coups de feu, de sachets de coke, de morts et de rançon.

1/ Le scénario est très compliqué, en tout cas pour des neurones reptiliens. Il y a de braves parents aux comportements inconscients, des oncles gentils mais finalement pas tant que ça, des flics ripoux aux profils exemplaires… C’est le grand bal masqué! Il ne manque plus qu’un caniche à la machoire de pittbull pour que le casting soit parfait!
N’oublions pas de mentionner des brigands à foison… Parmi eux, deux leaders répondant aux noms de Chris et Cheese. N’était-il pas possible de les baptiser Dylan et Mick? Cela nous aurait permis de mieux les distinguer et d’alléger l’impression tenace de confusion qui couvre les engrenages de ce drame abracadabrant…

2/ Ben Affleck ne lésine pas sur les effets
pour accentuer les moments critiques de son long-métrage. Un peu de musique par-ci, des écrans noirs par-là, sans oublier deux-trois scènes au ralenti… Bref, vous l’aurez compris, la réalisation manque d’un soupçon de légereté. Pour son prochain film, Ben devrait laisser tomber les stabilos fluos pour un simple Bic rouge ou vert: ça souligne aussi bien !

3/Dans ce genre d’intrigue policière, entièrement basée sur un fait divers,
il est de bon ton que le public puisse juger «vrai» ce qu’il voit, que la crédibilité des scènes et des personnages soit totale. Ben Affleck, lui, préfère surprendre le spectateur par des rebondissements aussi incessants qu’improbables. On ne s’étonnera donc pas de voir un homme au thorax perforé par deux balles courir dans la rue puis grimper quatre à quatre des escaliers pour se cacher sur le toit d’un immeuble. Cette fuite mythique permet au réalisateur de prolonger la tension et l’angoisse, et tant pis pour la vraisemblance! Les sentiments des personnages manquent aussi cruellement de profondeur, au point de rendre parfois leurs comportements incohérents (cf: la réaction de la compagne de Patrick Kenzie à la fin...).

4/Finissons par une note positive:
il serait excessif de dire qu’on s’ennuie ferme pendant les deux heures de projection. Malgré leur côté artificiel, les ressorts dramatiques réussissent à nous tenir en éveil, à défaut de nous faire sursauter. La prestation de Casey Affleck, tout en retenue et en justesse, mérite aussi le coup d’œil. Décidément, depuis L’Assassinat de Jesse James, qui lui vaut d’être nommé aux Oscars, le frère de Ben est le jeune acteur qui monte à Hollywood. À l’inverse, Morgam Freeman a pris et du ventre, et un sacré coup de vieux! Les deux sont sans doute liés, me direz-vous…

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25 janvier 2008

Votre programme télé pour le week-end

eau1/Ce soir à 20h50 : La Star Academy
C’est votre bonne action de la semaine. Sachez que Nikos Aliagas nage en pleine déconfiture et qu’une prochaine saison de l’émission est plus que jamais remise en cause. Une année sans Star Ac, est-ce sérieusement envisageable ?
Si vous souhaitez que Nikos puisse continuer à bredouiller des phrases non-intelligibles en prime time, si vous désirez que Lâam et Julie Zenatti trouvent encore une émission de variétés où pousser leurs piteuses chansonnettes, si vous vous demandez comment sera coiffée Raphaelle Ricci en septembre 2008 (retour au Porc-épic ou toujours une méduse malade sur la tête ?), branchez-vous sur TF1 ce soir pour leur garantir un minimum d’audience…

2/Demain soir, 20h50 : Les NRJ music Awards

Là aussi, c’est par charité chrétienne que je vous recommande ce programme musical. Ayez pitié des organisateurs de la soirée qui ont vu Michael Jackson accepter leur invitation avant de se rétracter puis Amy Winehouse annoncer sa participation avant de filer hier en désintox… Ne vous désistez pas à votre tour devant votre poste, ils risqueraient de le prendre mal chez TF1. Petite motivation : Mika et Christophe Willem seront de la partie.

3/ Dimanche matin, 9h30 sur France 3 et Eurosport : la finale de l’Open d’Australie
Le meilleur pour la fin… Oui, je sais, il faut mettre son réveil, mais ça vaut vraiment le coup ! Enfin un joueur de tennis français talentueux, mais surtout charismatique et possédant un mental de champion ! ça nous change de la fébrilité d’un Gasquet ou d’une Mauresmo… Soutenez Jo-Wilfried Tsonga qui se battra face à un autre petit jeune au jeu tout aussi spectaculaire et puissant, le serbe Novak Djokovic ! Spectacle et frissons assurés…

Après, vous pouvez éteindre votre télévision pour de bon, jusqu’à lundi soir pour Ugly Betty !!!

Bon week-end

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23 janvier 2008

Chaises musicales : PPDA et Arlette Chabot cèdent leur place

1380119On apprend à l’instant même que Nicolas Sarkozy ne souhaite plus être interviewé par PPDA et Arlette Chabot lors de ses prochains plateaux télé. Pour le chef de l’État, nos deux compères représentent trop l’ère Chirac et symbolisent une molesse présidentielle qui n’est plus d’actualité.
Nicolas Sarkozy doit aussi avoir un petit peu de mal à s’imaginer discuter krach boursier et traité simplifié avec un journaliste s’étant récemment illustré devant les caméras de TF1 en faisant du trapèze torse-nu, accroché à deux gros élastiques noirs. En effet, comment garder son sérieux face à PPDA lorsqu’on a en tête les images telllllllement impressionnantes de ses bondissantes envolées, de son harnais de sécurité si sexy comprimant sa ceinture abdominale si ferme, un PPDA la tête en bas mais la mèche blonde toujours solidement collée sur le front, écartant les bras dans une chorégraphie aérienne digne des majorettes de Vattetot-sous-Beaumont un jour de fête.
Arlette Chabot a beau ne pas avoir mouillé son maillot (à quand une prestation en bas résille avec les filles du Crazy Horse?), elle se voit éjectée sans vergogne également. Sans doute monopolisait-elle trop le temps de parole avec ses nombreuses questions se succèdant sans relâche… Et son regard vif et animé avait tendance, il faut le reconnaître, à déconcerter le téléspectateur.
Qui pour remplacer nos deux journalistes péroxydés? À vous de voter parmi les duos proposés :

1/Thierry Ardisson et Laurent Baffie
Pour savoir si Carla est un bon coup…
2/Julien Lepers et Sébastien Follain
Juste pour voir s’ils réussissent à marier leurs costumes vert et moutarde…
3/Catherine Laborde et Samuel Étienne
Et si l’entretien politique tournait à la séance de chuchotements?
4/Jacky, Corbier et Patrick Simpson-Jones
Pour un remake du mythique jeu du seau d’eau! À Nicolas de choisir: A, B ou C ?
5/William Leymergie ?
Oups… très mauvaise idée ! Désolé…

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21 janvier 2008

Exposition : Gustave Courbet au Grand Palais

courbet_autoportrait_homme_pipeAttention, il ne vous reste plus qu’une semaine pour aller admirer les toiles de Gustave Courbet au Grand Palais! Si vous craignez la foule, programmez votre visite en fin de journée pour profiter du calme des sessions «nocturnes». Vous entrerez directement sans faire la moindre queue dehors, vous aurez donc à peine le temps d’apercevoir, au loin, les étincelantes guirlandes bleutées décorant encore les arbres de la plus belle avenue du monde.

L’exposition du Grand Palais présente une riche rétrospective
permettant de prendre conscience des différentes facettes de Courbet, et Dieu sait s’il en avait! Courbet était un véritable touche-à-tout souhaitant donner à ses tableaux une modernité qui scandalisera plus d’une fois ses contemporains. Issu d’une famille bourgeoise aisée, il n’a rien de l’artiste maudit qui tire le diable par la queue. Ce statut confortable ne le classe pas pour autant parmi les peintres «académiques». Au contraire, Courbet prend un malin plaisir à bousculer les traditions picturales, notamment en choisissant de représenter sur des toiles démesurées des scènes simples de la vie quotidienne. Or à l’époque, les grands formats étaient strictement réservés aux sujets nobles (comme l’histoire ou la mythologie), et non à un anecdotique «Enterrement à Ornans», par exemple. Un lourd parfum de scandale flotte de la même façon, pour d’autres raisons, autour de «L’Origine du monde» et de ses nus féminins aux poses lascives. L’aspect très réaliste de ces peintures marquera définitivement l’histoire de l’art.
Né dans le Doubs en 1819, Courbet est profondément attaché à ses racines provinciales comme en témoignent les nombreux paysages ou scènes de chasse qu’ils ne se lassent pas de mettre en couleurs dans son atelier. Beaucoup moins enthousiasmantes, ces toiles constituent malgré tout une grande partie de la production de Courbet. Si l’on peine à s’émerveiller devant les représentations multiples d’une même grotte ou d’une grosse vague, on reconnait volontiers que leur étude comparative doit se révéler palpitante…
Mais rien ne vaut les séries de portraits pour lesquelles Courbet adopte généralement une palette sombre et austère. Les arrière-plans et les vêtements se rejoignent dans leurs teintes foncées et sans relief, mettant en valeur des chairs blanches aux reflets quasi cadavériques. Plusieurs des hommes peints portent le même pantalon finement rayé: un must have de l’époque?
Enfin, comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, Courbet n’hésite pas à se croquer régulièrement, avec ou sans barbe. Ses autoportraits sont assurément les toiles les plus remarquables de l’exposition. Rêveur ou arrogant, le regard perdu ou halluciné, chacune de ses représentations est saisissante de force et de maîtrise.

Jusqu’au 28 janvier, ouvert tous les jours sauf le mardi. Nocturnes (22h) tous les soirs sauf le jeudi (20h).

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17 janvier 2008

Cinéma : « Elle s’appelle Sabine », de Sandrine Bonnaire

sabineSandrine Bonnaire a réalisé un documentaire très émouvant sur sa sœur Sabine, née un an après elle. Sabine a été diagnostiquée autiste il y a quelques années. Mais durant toute son enfance et son adolescence, aucun médecin n’a pu donné de nom à son comportement énigmatique, pour ne pas dire anormal. Ses camarades la surnommaient «la folle» dans la cour de récréation, c’est tout…
Folle, Sabine ne l’était pas. C’était une adolescente intelligente, joyeuse, très proche de sa famille, qui pouvait jouer au piano des heures entières. Une adolescente instable et repliée sur elle-même certes, dont le regard dérivait parfois vers un «ailleurs» obscur, mais qui était capable malgré tout de faire de la mobylette ou de se promener seule dans les rues de Paris comme toutes les jeunes filles de son âge.
Le départ successif de chacune de ses sœurs et la mort accidentelle de l’un de ses frères vont submerger Sabine d’une émotion aussi violente qu’incontrôlable. Sabine ne réussit à exprimer sa souffrance qu’en se mutilant et en frappant sa mère.
Comme aucune structure n’accepte de prendre en charge cette jeune adulte dont on ignore précisément la maladie, Sandrine Bonnaire et ses sœurs décident de la recueillir chez elles, à tour de rôle. Mais les cohabitations tournent court: le comportement imprévisible de Sabine rend toute vie de famille impossible. L’actrice loue alors pour sa sœur un appartement juste en face de chez elle. Malheureusement, au bout de quelques mois, le personne médical encadrant Sabine à domicile renonce à s’occuper d’elle. La jeune femme finit par échouer dans un hôpital psychiatrique. Elle y restera 5 ans.

Le film de Sandrine Bonnaire présente sa sœur après ces 5 années
vécues comme un cauchemar par toute sa famille. À présent, Sabine vit dans une petite structure créée par un médecin et soutenue par Sandrine Bonnaire. Mais Sabine n’est plus la même. Ses traits fins se sont irréversiblement défaits, son regard a perdu toute vivacité. Elle s’exprime difficilement, elle bave, et ses talents de pianiste ne sont plus qu’un lointain souvenir. Cette terrible réalité est d’autant plus dure à supporter que Sandrine Bonnaire nourrit son reportage d’images d’archives où Sabine sourit, rit, séduit, court sur la plage ou danse sur le gazon familial. Mais que s’est-il donc passé pour que l’on ne parvienne plus à reconnaître derrière la grosse femme hébétée et éteinte d’aujourd’hui la jeune fille vive aux longs cheveux bruns d’hier? Cette transformation radicale et insupportable est-elle liée aux 5 années d’internement, aux multiples médicament prescrits ou tout simplement à l’évolution de la maladie?
Le film de Sandrine Bonnaire pose toutes ces questions, avec une infinie délicatesse mais aussi un lancinant sentiment de colère. Pourquoi existe-t-il si peu de structures accueillant les autistes comme Sabine? Comment prendre en charge ces personnes pour leur assurer une vie «normale» et soulager leur famille, impuissante face à leur maladie?
À partir d’un sujet difficile voire larmoyant, Sandrine Bonnaire a réalisé un film sobre et bouleversant. Le témoignage tout en pudeur d’une grande sœur aux gestes et aux paroles chargés d’amour, à défaut d’espoir.

En salles le 30 janvier 2008.

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16 janvier 2008

Remaniement capillo-ministériel

soulierDans le Paris Match de la semaine dernière, entre la sirène blonde Charlène, nageuse préférée d’Albert de Monaco, et l’éblouissante Julia Roberts, 40 ans et toujours aussi radieuse, on peut découvrir un portrait de notre Ministre du Logement, la délicate Christine Boutin. Chez elle, auprès de son chasseur de mari, elle pose sous deux faisans vénérés empaillés. So nice. Le scoop de cet article : Christine avoue que lors de son dernier rendez-vous chez le coiffeur, elle est arrivée avec en poche une photo de Maurane pour réclamer la même coupe que la chanteuse. Quelle excellente initiative ! Ses collègues devraient s’en inspirer. Voici nos conseils:

Pour Fadela Amara: la même coupe que Laâm! Notre secrétaire d’État a déjà le même langage fleuri que la jeune chanteuse, c’est donc tout naturellement qu’on lui propose l’option cheveux blonds de barbie bien lisses aux reflets verdâtre, pendouillant sous un grand chapeau de velours mauve. Imaginez un instant, au ministère du logement, un duo Maurane-Laâm interprétant «Dans la maison vide» de Polnareff (pour faire plaisir à Nicolas)… ça le fait grave!
Pour Roselyne Bachelot: la même coupe que Britney Spears! C’est-à-dire la boule à zéro. Ca lui irait comme une moufle… Et puis ça l’amuserait tant, Roselyne, de pouvoir changer de perruque chaque jour en fonction de son planning. Aujourd’hui un carré roux pour la visite de l’hôpital, demain des boucles platine sur le plateau d’Arlette Chabot, la semaine prochaine des extensions rasta pour inaugurer un nouveau gymnase… Mais retour obligé au crâne d’œuf pour toutes ses sorties avec Bernard Laporte, son secrétaire d’État, histoire d’être raccord.
Pour Jean-Louis Borloo: la même coupe que Francis Lalanne! C’est tellement écolo de laisser ses cheveux pousser indéfiniment, de les laver seulement quand on y pense – a priori pas souvent –, et de les nouer, de temps en temps, avec un ruban de velours… Sans même parler des avantages stratégiques! Ainsi, lorsque un journaliste télé lui posera une question embarassante au cours d’une soirée électorale (genre: quid de la TVA sociale?), au lieu de répondre une ânerie, Jean-Louis n’aura qu’à ramener du revers de la main ses longs cheveux devant son visage pour fuir les caméras. C’est PPDA qui rique d’être jaloux de cette abondance capillaire…
Pour Christine Albanel: la même coupe que Chanta Goya! Heu pardon… Elle l'a déjà! Mais qu’attend donc notre Ministre de la Culture pour passer à l’étape suivante: porter les robes froufroutantes de Marie-Rose ?! Ainsi vêtue, Christine saura adoucir et charmer le microcosme culturel réputé difficile. Et peut-être échapera-t-elle aux souliers qui volent et aux noms d'oiseaux qui fusent lors de sa prochaine rencontre avec les intermittents du spectacle.

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14 janvier 2008

exposition : Quand Versailles était meublé d'argent

soleil_470pxQuand Louis XIV posa définitivement ses valises à Versailles, en 1682, ses appartements étaient particulièrement étincelants. En effet, on ignore souvent qu’une bonne partie du mobilier de l’époque était alors en argent massif, sculpté par les meilleurs orfèvres de France. Consoles, miroirs, cassolettes, chenets, torchères… L’éclat de la demeure du Roi Soleil se devait d’être éblouissant! Sans le savoir, Louis XIV venait de lancer la tendance «bling bling», toujours très en vogue chez nous aujourd’hui…
Malheureusement, dès 1689 les caisses de l’état sont vides et la France doit lutter contre la coalition européenne de la ligue d’Augsbourg! Il faut donc se serrer la ceinture pour partir en guerre. Louis XIV montre dignement l’exemple en faisant fondre l’ensemble de ses meubles, aussi lourds que précieux. Il espère en récolter 6 millions de livres. Son sacrifice ne lui rapportera que 2 millions. Adieu meubles clinquants aux reflets aveuglants…

Aujourd’hui, le château de Versailles fait revivre les 7 années de fastes inimaginables
qui marquèrent l’installation du roi dans son nouveau palais. Après avoir étudié des dessins, des croquis et des peintures évoquant ou représentant le décor luxueux des appartements royaux, les conservateurs ont réussi à dénicher aux quatre coins de l’Europe des meubles d’argent aux dimensions et aux formes très proches de ceux qui illuminèrent les journées – et surtout les soirées – de Louis XIV et de sa cour. La plupart de ces meubles proviennent des cours européennes du début du XVIIIe siècle (Danemark, Prussie, Angleterre…). Chacun se fond (sans jeu de mots) parfaitement dans les salles du château : ici au pied d’une cheminée, là sous un lustre de cristal… Souvent tarabiscotés et tape-à-l’œil, leur délicatesse est inversement proportionelle à leur kitchitude. N’oublions pas que Louis XIV était aussi le roi de l’apparat et que seul comptait l’effet produit!
L'exposition est présentée dans sa luminosité d’origine,
c’est-à-dire sans les avantages de la fée éléctricité. L’ambiance n’en est pas moins magique, au contraire. Adieu ampoules et néons, bonjour bougies et chandelles! Le visiteur parcourt les chambres et les salons dans une pénombre enveloppante teintée de mille lumières argentées. La douce lueur des flammes vacillantes se reflète à l’infini dans de grands miroirs et amplifie l’éclat métallique et scintillant du précieux mobilier.
Et que dire des créations du décorateur Jacques Garcia qui s’est amusé, entre autres, à mettre en scène un appétissant buffet et à reconstituer le trône du roi dans une Galerie des glaces métamorphosée par sa récente rénovation.
Grâce à cette somptueuse exposition et à sa scénographie à couper le souffle, vous n’avez besoin que d’un soupçon d’imagination pour vous représenter quelques siècles plus tôt, une perruque poudrée sur la tête, croisant le roi lors d’une «soirée d’appartement» qu’il ne se lassait pas de donner. Priez juste pour que la voix stridente d’un guide québecquois ou la bousculade incesssante de touristes japonais ne viennent pas briser votre rêve éveillé.

"Quand Versailles était meublé d'argent", jusqu'au 9 mars 2008

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11 janvier 2008

Grève !

Je suis au regret de vous informer qu'après la très attendue cérémonie des Golden Globes (répétition générale des Oscar) dont l'annulation a finalement été annoncée la semaine dernière, le blog de La Vipère fait à son tour les frais de la grève des scénaristes de Hollywood. Il n'y aura donc pas de post aujourd'hui. Par solidarité. C'est en effet grâce au formidable travail accompli en amont par les scénaristes californiens qu'il m'était possible d'écrire des formules choc et irrésistibles du genre "Halle Berry fut Catwoman et son fils sera Poisson", formules qui laissent pantois la plupart des visiteurs du Blog.

A l'instar de la Ratp et de son rabais de 10 euros sur la carte orange de janvier suite aux mouvements sociaux de cet automne, La Vipère est prête à envisager un dédommagement pour chaque Vipernaute qui en fera la demande par e-mail avant le 12 janvier à 00h00, le cachet de la Poste faisant foi (unevipereaparis@gmail.com).

Il faut que je vous laisse : la pizza fromage-peperroni déposée à l'instant sur mon bureau par Eva Longoria  est en train de refroidir.

Bon week-end !

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10 janvier 2008

Le grand non du jour : les bébés stars de 2008

plateaurep2007 rimait déjà avec layettes et pousssettes... Mais que dire de 2008 qui s’annonce très chargée en naissances de petites crevettes rose pipole. Un grand, grand NON! On se fiche pas mal de savoir qui pond quoi, reconnaissons que c’est l’étape précédente qui nous intéresse, à savoir qui couche avec qui! Quand je pense aux tonnes de papier glacé bientôt consacrées à dévoiler un bout de bavoir sale… quel gachis…
Afin que vous ne vous sentiez pas complètement perdus par la prochaine cascade de dépêches AFP vous informant que Machinette a mis bas hier à 21h12, que le bébé se porte bien sous son bonnet Bonpoint et que le papa est ravi, je vous ai préparé un calendrier imprimable des 10 principales naissances pipoles à venir !

1/Aujourd’hui-même: une petite pensée pour Christina Aguilera qui, à l’heure où j’écris tremblotant d’émotion ces quelques lignes, est censée accoucher de son premier enfant.
2/Après-demain: Nicole Richie. Quel dommage que Nicole perde ses rondeurs, ça lui allait tellement bien…
3/Février: Sheryfa Aluna. Bon, je reconnais que là je fais dans la demi-star, mais sachez qu’aucune vraie vedette n’a prévu de zapper les crêpes de la Chandeleur pour profiter des plateaux repas de l’hôpital. On les comprend.
4/Mars: Halle Berry. Un bébé a priori Poisson donc. Un comble pour celle qui fut Catwoman!
5/Mai ou juin: Jessica Alba. Je n’ai jamais bien compris qui était cette jeune fille ni dans quoi elle jouait, je ne m’étendrai donc pas sur le sujet.
6/Juin: Jamie-Lynn Spears donnera naissance à son premier enfant, à 16 ans. Décidément, quelle précocité dans la famille Spears! Avec un peu de chance, Tata Britney sera dans la chambre voisine, emmaillotée dans un pyjama blanc avec de très très longues manches nouées devant.
7/Juillet: qui de Lili Allen ou de Nicole Kidman accouchera la première? Il faudrait qu’on m’explique pourquoi Nicole et Tom n’ont jamais réussi à avoir d’enfants ensemble et ont fini par en adopter deux alors qu’aujourd’hui chacun pouponne – ou s’apprête à pouponner. Encore un coup de la scientologie ?
8/Cet automne: Pamela Anderson. La pauvre ne retrouvera donc jamais sa silhouette de sirène…
9/Et Maureen de la Star Ac, c’est pour quand?!!!

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