Une vipère à Paris

Blog pipolo-culturo-rigolo d'une vipère sensible et insaisissable qui pique et critique (un peu), s'étonne et s'émeut (souvent).

21 décembre 2007

21/12/07 : Déshabillez-vous, c’est l’hiver !

diademe_Aujourd’hui, c’est l’hiver et pourtant on n’a jamais eu aussi chaud. Entre les photos porno de Laure Manaudou circulant sur le Net et les poses suggestives de notre nouvelle Miss France dans le prochain numéro d’Entrevue, le thermomètre s’affole. Qui aurait cru que la sirène des petits et grands bassins perdrait un jour son maillot de bain pour s’échouer sur des sites classés X? Qui aurait imaginé que la souriante Valérie Begue, toute timide sous son diadème, lècherait un jour d’un air salace du lait concentré sur des branches mortes?
On ne le dira jamais assez : ne jamais accepter d’être photographié par sa moitié dans des situations équivoques! Car le jour où cette gentille moitié vous laissera tomber et que la célébrité vous tombera dessus, soyez sûr que vos clichés finiront pas atterrir dans les boites e-mails de vos amis, de journalistes, de vos ex, de votre grand-mère… Vous tomberez de haut. Ce phénomène bien connu est d’ailleurs appelé «théorème de la triple chute». Autant dire qu’on s’en relève difficilement. Cette pauvre Laure risque de couler avant même l’ouverture des jeux de Pékin… De son côté, Madame de Fontenay doit encore manger son grand chapeau. On peut déjà parier qu’il sera difficile à digérer.
En parlant de chapeau : avez-vous déjà joué à compter dans le métro le nombre de personnes portant une chapka? C’est très distrayant car il y en a partout, aussi bien chez les filles que chez les garçons. Comme les perce-neige apparaissent dans les champs aux premiers flocons, les chapkas ont fleuris sur les têtes aux premiers grands froids. (Il est totalement inexact d’écrire que les perce-neige attendent les flocons pour pousser, mais j’avais besoin de cette image pour construire une phrase bien balancée. Merci de votre compréhension.)
Vous en pensez quoi, vous, de la chapka? La Vipère n’est pas certaine que ce couvre-chef mette en valeur un joli visage un peu bouffi par l'alcool et rougi par le blizzard, mais bon. Je ne suis pas sûr non plus qu’il soit facile de tenir une conversation avec un individu dont les oreilles sont entièrement fourrées de moumoute. Dans un métro bondé, l’adepte de la chapka peut en tirer avantage: en toute bonne foi, il n’entendra pas la voix fragile de la vieille grand-mère lui demandant gentiment de lui céder sa place assise.
Et dire que c’est encore un coup de Frédéric Beigbeder! Dès juin il posait en chapka pour la promotion de son roman Au Secours pardon dont l’action se situe à Moscou. Vraiment très fort, ce Frédéric. On comprend mieux pourquoi il a été choisi comme image par les Galeries Lafayette pour leur campagne d’affichage. Lui aussi y apparaît légèrement vêtu puisque torse nu. Il a juste enfilé un pantalon noir et le torse glabre d’un mannequin de 19 ans qui lui va à ravir. Un peu plus et on croyait vraiment que c’était son corps ! Un peu plus et on se disait que les litres de champagne descendues dans les cocktails littéraires n'ont laissé aucune trace sur sa ceinture abdominale ! Que de couleuvres on essaie de nous faire avaler...
En parlant de serpents : aujourd’hui, c’est l’hiver et, comme tout animal délicat et sensible, je m’en vais hiberner pour quelque temps. La Vipère vous donne donc rendez-vous début janvier, en pleine forme.

Bonnes fêtes !!!

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20 décembre 2007

La Vipère n’a pas raté… le retour de Sacrée Soirée sur TF1

428458055_047188ccc5C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, non? Hier soir, on s’est régalé d’un délicieux potage salé à souhait par toutes les larmes versées. C’est que le robinet nostalgico-lacrymal a été ouvert en grand! En effet, après le retour fracassant sur TF1 de La Roue de la Fortune ou de La Famille en or, l’émission Sacrée Soirée a été ressortie des cartons par son producteur, Gérard Louvin, et son animateur fétiche, Jean-Pierre Foucault. L’occasion de célébrer les 20 ans de sa création.
Que retenir de ces 2 h de variétés en direct, rythmées de magnétos souvenirs? Quelle différence entre hier et aujourd’hui?

1/Jean-Pierre Foucault avait vraiment des stylistes aux goûts de chiottes (n'ayons pas peur des mots) et une coiffure redoutable (avec ou sans ventilateur). Aujourd’hui, ses joues rebondies constituent son plus bel atout charme.
2/Laurence, son assistante qui révélait la date d’anniversaire magique et gratifiait un télespectateur de quelques milliers de francs, sait toujours aussi bien composer un numéro de téléphone, même à 10 chiffres. Elle n’a pas gagné en conversation et c’est très bien comme ça. Salut Laurence, on se revoit... en 2027?!
3/En deux décennies, Karen Cheryl a rajeuni de 25 ans. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi son tube de l’époque s’appelait «à l’envers à l’endroit».
4/Une belle brochette de fantômes hantait le plateau qui parfois prenait des airs de cimetière géant: Jacqueline Maillan, Serge Gainsbourg, Michel Serrault, Fred Chichin… Certains spectres étaient beaucoup plus discrets que d’autres : entre nous, Didier Derlich, ça vous dit encore quelque chose ?
5/Mylène Farmer était déjà la reine du play-back mais surtout de la chorégraphie ! Kamel Ouali lui a tout piqué.
6/Depuis 1980, Liza Minnelli et Juliette Gréco utilisent toujours (avec beaucoup de succès) la même coloration L’Oréal Deluxe « Noir, c’est Noir ». Elles doivent avoir une carte de fidélité. À noter que leur crème anti-rides semble moins efficace.
7/ Le coup du «vos amis sont en direct du Népal où il est 3 h du matin actuellement» alors qu’en réalité les Népalais sont 10 mètres plus loin dans un studio à la Seine-Saint-Denis, produit toujours son effet sur l’invité(e) ! Retrouvailles ensanglotées assurées.
8/Joaluca Noah est blanc comme un linge, Lulu Gainsbourg ressemble à un grand chef indien (les plumes en moins), sans oublier la petite Jade Hallyday… La relève artistique sera métissée, ou ne sera pas!

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19 décembre 2007

Alabama Song, de Gilles Leroy, éditions Mercure (Prix Goncourt 2007)

alabamPour une fois qu’un Goncourt nous ravit, ne boudons pas notre plaisir! Alabam Song est à coup sûr le roman de l’hiver, ne vous contentez pas de l’offrir à votre grand-mère.

Que dire… Comment trouver des mots suffisamment forts et explicites pour retranscrire le plaisir quasi magique suscité par la lecture de ce roman. Un roman complètement fou, à plus d’un titre. Primo parce qu’il repose sur une narration éclatée, faisant fi de toute chronologie et composant une biographie imaginaire de Zelda Fitzgerald sans négliger pour autant la vérité historique. Secundo parce que l’héroïne principale est elle-même sans cesse en équilibre sur le fil fragile de la raison, trébuchant régulièrement dans des maisons de repos et des cabinets de psychiatres.
C’est sa voix, attachante, parfois fracasssante mais toujours émouvante, que l’on entend sur plus de 200 pages. Gilles Leroy dresse le portrait d’une femme libre n’écoutant que son cœur pour tomber dans les bras des hommes, n’obéissant qu’à ses envies pour s’amuser et danser, danser encore, sans jamais se soucier des regards moqueurs ou scandalisés. Le caractère bien trempé et rebelle de cette fille du «grand juge» lui permet toutes les audaces, tous les excès. Et lorsqu’elle rencontre Francis Scott F. forcément les mots s’emballent pour décrire un coup de foudre digne du septième art. Avec Zelda, le tiède n’existe pas.
Malheureusement, les promesses d’un mariage palpitant d’amour se brisent peu à peu. Les flammes de la passion vacillent et laissent la place à d’autres feux destructeurs et douloureux. Reste la volupteuse sensibilité de Zelda dont l’âme d’artiste est mis à mal par un mari alcoolique qui ne cesse de la dévaloriser et de la rendre prisonnière de son propre talent.
Malgré le temps qui passe, son corps et sa mémoire qui lui jouent de mauvais tours, la fiction et la réalité qui se confondent, Zelda garde la fraîcheur d’une jeune fille sachant que les contes de fées réservent toujours de sordides coulisses. Un vent de nostalgie souffle sur ses phrases, sa vie parisienne agitée, ses amours solaires avec un aviateur français dont le souvenir incandescent la ravage.
Tous ces épisodes se juxtaposent, se chevauchent, se surperposent, se répondent. Un peu comme un puzzle qu’il ne faudrait surtout pas reconstituer de peur que chaque pièce perde de son éclat. Surtout ne pas lisser la réalité.
Pour finir, ajoutons que le récit de Zelda est porté par une écriture mélodieuse et entêtante. Tel un long poème chahuté, il laisse en mémoire de délicieux échos.

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18 décembre 2007

Restaurant « Le Toustem » (Paris)

150_H_d2Le Toustem est le « bistrot » parisien d’Hélène Darroze, vous savez ce grand chef cuisinier haute comme trois pommes et blonde comme les blés. Depuis un ou deux ans, on parle beaucoup d’elle dans les médias, aussi bien pour son restaurant gastronomique rue d’Assas (2 étoiles au Michelin) que pour son ouvrage de cuisine au titre invraisemblabe («Personne ne me volera ce que j’ai dansé», Le Cherche-Midi).
Si vous souhaitez goûter la cuisine du Sud-Ouest d’Hélène mais que votre budget « restaurant » mensuel ne comporte que deux chiffres avant la virgule, oubliez la rue d’Assas et filez du côté de Notre-Dame au Toustem («Toujours», en landais). Là, installez-vous de préférence à une table au rez-de-chaussée, plus cosy et plus intime que les salles du sous-sol même si ces dernières profitent de l’effet « cave voûtée ». Le restaurant a été décoré par la designer on-ne-peut-plus-tendance, j’ai nommé Matali Crasset, qui a réussi à apporter une touche de couleur, d’originalité et de peps même si l’ensemble reste un peu froid.
Passons aux choses sérieuses : la carte. Faison simple : tout donne envie. Les mets ne sont pas classés par genre (entrée, plats, fromages, desserts), mais par style (« gourmands », « traditions », etc.). Les saveurs du Sud-Ouest sont à l’honneur, le foie gras s’invite dans de nombreux plats. Précisons ici que comme tout bon chef qui se respecte, Hélène Darroze cuisine en fonction des saisons, par conséquent la carte change régulièrement.
En entrées, je vous propose des escargots en brioche de Christine Ferber (4 petites bouchées fondantes à tomber raide sur le sol peint en orange par Matali Crasset !) ou des coquilles Saint-Jacques à la plancha et purée de topinambours (plus léger mais tout aussi délicieux). Ensuite, laissez-vous tenter par le chou farci (de veau, de bœuf, de volaille, mijotant dans un jus avec carotte et foie gras), que le serveur vous présente dans une énorme cocotte avant de vous en découper un morceau généreux. Ou bien goûtez la spécialité du chef : la macaronade de foie gras ! Je ne peux pas vraiment témoigner de ces appétissantes penne au foie gras, mes camarades de tablée m’ayant à peine fait goûter à leur assiette, ce qui est plutôt bon signe, vous en conviendrez.
Pour finir en douceur : un millefeuille de marrons à la pomme verte (nous l’avons partagé à quatre et avons failli nous battre. J’aurais volontiers donné un bon coup de fourchette à ma voisine pour lui piquer sa part). Ou un vacherin aux fruits exotiques (très bon, mais pas aussi exceptionnel que le reste).
Les serveurs sont jeunes, charmants, attentifs. Sans doute un brin trop bavards : si désormais je suis incollable sur le chou farci, c’est que j’ai eu le droit par deux fois à une explication détaillée de sa composition. Mais leur enthousiasme est plutôt communicatif et ils prodiguent d’excellents conseils en vin (gouleyant ou pas gouleyant? Telle était notre question).
Évidemment, cette qualité a un prix (comptez 60 euros par tête, vin compris), mais de temps à autre il faut savoir se faire plaisir !
Le Toustem, 12 rue de l’Hôtel-Colbert, 75005 Paris. Réservation indispensable.

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17 décembre 2007

Carla Bruni et Nicolas Sarkozy : pourquoi on y croit !

31C5TSAAN8LLa rumeur Ferrari aura fait long feu. Ce matin, la France entière s'est réveillée avec une nouvelle première dame, mannequin, chanteuse et gloutonne d'hommes. C'est donc Carla qui succède à Cécilia. La Vipère croit dur comme fer à ce beau conte de fées révélé à Eurodisney, au pied du chateau de la Belle au bois dormant.

1/ Parce que la langue française parle d’elle-même : «Nicolas Sarkozy craque pour Carla Bruni» est un magnifique alexandrin, parfaitement rythmé, avec rime à la césure de surcroît. Les sonorités des 2 noms s’appellent de leurs assonances avant de se répondre en un doux écho et de se confondre comme dans les plus belles histoires d’amour.
La rime en -A- a déjà fait ses preuves dans la vie sentimentale de notre président: tout le monde a encore en mémoire les yeux félins de CéciliA ou la douce prose d’une certaine YasminA… On ne serait pas étonné d’apprendre que le premier flirte du petit Sarkozy à 12 ans s’appelait Sarah ou Natacha.
Conseil de La Vipère :
Que la jolie Carla se débrouille, lors de ses prochaines vacances avec Nicolas au large de la Sicile, pour que Rachida ne se tape pas l’incruste sur leur voilier ! Le patronyme du Garde des Sceaux épouse parfaitement celui de notre cher Président…

2/ Parce que Nicolas a toujours été fasciné par les mannequins,
jusqu’à s’en entourer ! Jamais un gouvernement n’a été aussi féminin, jeune et sexy… Regarder Valérie, Yama, Roselyne (blague), Christine (Re-blague)… Et Rachida ?! Pour faire plaisir à notre président, cette dernière va même jusqu’à poser pour Paris Match en robe rose et bottes noires. Cindy Crawford n’aurait pas mieux souri de toutes ses dents.
Conseil de La Vipère :
Que la jolie Carla garde à l’esprit cette obsession présidentielle et se garde d’inviter à l’Elysée ses anciennes collègues, surtout si elles s’appellent ClaudiA, LaetitiA ou LindA.

3/ Parce que Nicolas à deux fils chevelus tout juste sortis de l’adolescence ! Or Carla Bruni est la meilleure illustration du syndrôme «je séduis le père puis je me tape le fils à qui je fais un enfant». Souvenez-vous de la saga Enthoven et de Justine Lévy…
Il y a donc fort à parier que le palais de l’Elysée se transformera très prochainement en Southfork (ranch de la famille Ewing à Dallas, NDLV), avec tromperies et drames familiaux à tous les étages ! À côté de la série de coucheries et de trahisons à venir, le délit de fuite du petit Jean Sarkozy nous paraîtra alors bien dérisoire…
Conseil de La Vipère :
Que notre cher président économise dès à présent pour pouvoir gâter Noël prochain son premier petit-enfant ! La Vipère parie sur une fille, une petite ElsA par exemple (logique, après Aurélien).

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14 décembre 2007

3 bonnes raisons de courir voir l’exposition Fragonard (jusqu’au 21 janvier)

frago1/ Parce qu’elle se tient au musée Jacquemart-André ! C’est tellement plaisant de quitter son petit appartement aux mètres carrés comptés et aux murs fissurés pour aller errer dans cet hôtel particulier aux volumes si généreux qu’il pourrait accueillir aisément un troupeau d’éléphants et un banc de baleines à bosse. Même une girafe perchée sur des échasses réussirait à visiter l’exposition sans devoir baisser la tête.

2/ Parce que le musée Jacquemart-André se dresse au 158 Boulevard Haussman ! Soit à quelques centaines de mètres du Printemps, des Galeries Lafayette, j’en passe et des meilleurs. Or il ne vous reste plus que 10 jours pour achever votre shopping de Noël. Le pack M&M (musée-magasins) me paraît donc un programme idéal pour un après-midi de RTT, par exemple. Zappez la 2e étape si vôtre budget vous permet d’acheter directement sur place quelques dessins de Fragonard. Quelle merveilleuse idée cadeau pour la nouvelle maison de campagne de vos parents!

3/ Parce que pour tromper la grisaille parisienne rien ne vaut le coup de pinceau vif et coloré de l’artiste !
Dans ses scènes champêtres, Fragonard fait souffler une brise légère qui décoiffe les jeunes filles, fait voler les froufrous et les rubans, encourage les regards complices et les clins d’œil équivoques. Ses tableaux raffinés pétillent de suggestions coquines. On imagine facilement le plaisir pris par le peintre à intégrer sur ses toiles de multiples détails fissurant un classicisme apparent. Un plaisir fortement communicatif ! Et que dire de la surprenante série de dessins illustrant une édition de Don Quichotte, si ce n’est qu’il est difficile de perdre son sourire en arpentant la salle dans laquelle ils sont exposés!? À la fois drôle, frivole, audacieux et appliqué, Jean-Honoré Fragonard aurait sans nul doute fait partie de notre cercle d’amis, c’est certain.

Bon week-end !!!

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12 décembre 2007

Test : êtes-vous plutôt Alizée ou Lorie ?

okC’est le match musical de cet hiver ! Les deux chanteuses des boums et des cours de récré reviennent en clamant un peu partout avoir quitté l’insouciance adolescente. Voici donc les 2 albums de la «maturité», avec des mélodies au plus près de leurs goûts et de leur sensibilité. De vôtre côté, seriez-vous plutôt style Lolita ou Meilleure Amie ?

1/ Au petit déjeuner, vous tartinez vos toasts avec
a/ du sirop d’érable
b/ de la marmelade de clémentines

2/ Votre tempérament :
a/ très relax et serein, vous êtes adepte de la positive attitude
b/ plutôt fébrile et énervé, d’ailleurs vous en avez marre d’en avoir marre

3/La cérémonie de mariage de vos rêves :

a/ dans une clairière ombragée, au milieu de la forêt québécoise
b/ dans une chapelle privée de Végas, au milieu des casinos illuminés

4/ Qu’évoque pour vous la poupée Barbie ?
a/ un modèle de charme et d’élégance à imiter
b/ un cadeau idéal à offrir à votre fille ou votre nièce...

5/ Quel personnage de contes pour enfants aimeriez-vous rencontrer :
a / le méchant loup-garou qui rôde dans les sous-bois
b / le gentil châtelain qui erre dans son grand palais

6/ Le secret d’une soirée en boîte réussie :
a/ se dandiner sur un dance floor saturé d’ados cherchant à suivre votre choré tecktonik
b/ se dandiner sur un dance floor saturé de vieux cherchant à voir votre culotte

Vous avez une majorité de A : Vous êtes plutôt Lorie !
Vous êtes simple, gentil(le), et vous n’avez pas peur d’adopter une coupe de cheveux à l’allemande combinant brosse devant et queues de rat derrière ! On admire votre témérité. Il vous arrive aussi de chanter juste (par accident).

Vous avez une majorité de B : Vous êtes plutôt Alizée !
Vous êtes doux (ce), coquin(e), et vous n’avez pas peur de tailler vos micro-vêtements dans les épais rideaux rose du salon de votre grand-mère ! On envie votre créativité. Il vous arrive aussi de chanter juste (en play-back).

Vous avez autant de A que de B... Aïe…
Vous êtes «lunatique», donc plutôt Jenifer !

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11 décembre 2007

« De l’autre côté », de Fatih Akin

autrecoteC’est étrange comme ce film se fait discret, comme peu de personnes connaissent son titre alors qu’il fut primé à Cannes en mai dernier et qu’il collectionne les étoiles des critiques dans le Pariscope et celles des spectateurs sur «Allociné». Ne passez pas à côté de ce long-métrage envoutant.

Allemagne. Yeter, une prostituée d’origine turque, tombe raide morte sous les coups d’Ali, un de ses anciens clients occasionnels devenu, moyennant finance, son compagnon. Une fois Ali sous les verrous, son fils unique Néjat décide de partir en Turquie: un voyage pour renouer avec ses origines tout en prenant de la distance avec son père. Lors de son périple, il compte surtout retrouver la fille de Yeter et lui donner l’argent nécessaire pour assurer ses études.
De son côté Ayten, la fille de Yeter, doit quitter la Turquie pour échapper à la prison: son activisme politique ne lui laisse plus le choix. Elle se rend tout logiquement en Allemagne et essaie de retrouver cette mère dont elle ne connaît rien, si ce n’est les virements bancaires réguliers. Cette mère qui lui a simplement dit qu’elle travaillait chez «un marchand de chaussures»… Lors de sa quête maternel, Ayten rencontre une une jeune étudiante, Charlotte, dont elle tombe amoureuse avant d’être expulsée vers son pays d’origine. Retour à la case départ en passant par la case prison.
Fatih Akin a construit tout son film sur cette idée de balancement. On passe sans cesse de Hambourg à Istanbul, d’une culture à une autre. Un pas de deux tourbillonnant qui marque la confusion des sentiments agitant Nijat, Ayten, ou Charlotte : chaque personnage court après un autre personnage et compte sur lui pour trouver un nouvel équilibre. Les familles aussi fonctionnent par binôme, tout n’est que symétrie : pendant qu’un fils tente d’oublier le crime de son père, une fille recherche la protection de sa mère.
La mort frappe deux fois dans cette histoire où prisonniers et cercueils se croisent dans les aéroports : un ballet d’avions funeste que la douce lumière d’Istanbul ne parvient pas à réchauffer.
Au final, va-et-vient et télescopages tissent une toile à la fois lugubre et ensoleillée, riche en coups du sort et en rendez-vous manqués. Difficile de ne pas se laisser emporté par ce chassé-croisé géographico-sentimental orchestré d'une main de maître et interpreté par des comédiens aux visages saisissants. Pour l’anecdote, l’acteur jouant le rôle Nijat ressemble étrangement à Laurent Lucas, le soupçon de psychopathie en moins.




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05 décembre 2007

Johnny Hallyday : "M'arrêter là".

cr_celle«M’arrêter là», c’est le nom de la prochaine série de concerts de Johnny Hallyday au printemps 2009. Une tournée pas tout à fait comme les autres puisque ce sera la dernière de l’idole des (très anciens) jeunes. Chic, enfin une bonne nouvelle dans le microcosme musical français actuellement sinistré par disparition de Fred Chichin et la sortie du nouvel album de Lorie.
Johnny n’explique pas vraiment pourquoi il a décidé de quitter la scène. La raison est pourtant simple : le pauvre est en train de perdre non la vue, mais ses yeux ! Plus les années passent, plus ils s’étirent. Leur fermeture définitive est prévue pour Noël 2010. Or comment voulez-vous positionner parfaitement votre dentier devant un micro pour hurler «Que je t’aime!» si vous n’y voyez plus rien du tout ?
La sage décision de Johnny devrait inspirer plus d’une personnalité. «M’arrêter là», ça pourrait aussi être le nouveau créneau de :
-Tokyo Hôtel : parce que bientôt la voix de Bill va muer, que ses joues vont se couvrir de poils bruns… Déjà qu’on a du mal à apprécier à sa juste valeur la langue de Goethe hurlée par une poupée gothique à la voix de crécelle, on ne supporterait pas une seule seconde les mêmes chansons interprétées par un ours grognard.
-François Bayrou : parce son heure de gloire remonte à avril dernier et que depuis son nouveau parti s’effondre inexorablement. Ses proches l’abandonnent les uns après les autres, la couleur orange est devenue ringarde… François B. sait pourtant qu’il faut toujours quitter la scène avant de toucher le fond! Vite François, arrête-toi là et profite de ton temps libre pour inviter la pétillante Marielle de Sarnez à faire un tour sur ton tracteur.
-Michel Drucker : parce qu’il a beau clamé qu’il veut travailler jusqu’à sa mort, nous, nous ne voulons pas que le plateau de Vivement Dimanche se transforme en salle commune de maison de retraite! Déjà que Michel a une fâcheuse tendance à inviter à tour de bras du 3e age ou du has-been (Bernadette Chirac, Dorothée…). Il est temps de laisser la place aux jeunes ! Il paraîtrait que Jade Smet serait assez tentée par une carrière d'animatrice télé quand elle sera grande. La relève est toute trouvée…

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04 décembre 2007

TEST : vous êtes plutôt ampoule ou H2O ?

bolinoVous préféreriez être privé quelques jours d’eau courante ou d’électricité? Pour répondre à cette question cruciale, qui a pesé de tout son poids lors de la dernière campagne présidentielle, La Vipère n’a pas hésité à retrousser ses manches et à tester – malgré elle – chacune des deux options. Une rigueur journalistique que vous ne manquerez pas de saluer, j’en suis certain.

A/ Vous n’avez plus d’éléctricité !
Avantage 1 : lorsque vous rentrez chez vous après une longue journée studieuse, vous ne distinguez plus dans la pénombre le tas de vaisselle en souffrance à côté de l’évier, les factures variées en attente sur la table basse, ni votre reflet hagard dans le miroir du salon (vous travaillez vraiment trop en ce moment).
Avantage 2 : Michel Denisot, Valérie Damidot ou Julie Lescaut ne s’invitent plus chez vous ! Quel bonheur de pouvoir passer votre soirée à lire à la lumière d’une bougie parfumée. Votre appartement embaume le caramel, la menthe ou la fleur d’oranger : vous vous endormez en douceur dans des odeurs de bonbonnière!
Avantage 3 : des économies d’énergie, pardi! Plus de radiateurs, plus de four à chaleur tournante, plus de plaques électriques… Pour vous réchauffer, rien de tel qu’un bon gaspacho bien frais, en plein mois de décembre c’est original donc tendance.
Avantage 4 : votre congélateur se dégivre tout seul et sans gratter ! Prévoir juste un seau pour récupérer l’eau qui s’écoule progressivement. Une fois le seau rempli, gardez-le précieusement en cas de coupure d’eau (admirez la transition…)

B/ Vous n’avez plus d’eau !
Avantage 1 : Vous vous lavez les cheveux à la Volvic, et ça, c’est très star, très hollywood, très in, quoi ! D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, je crois que Kim Basinger est déjà une adepte du toilettage à l’eau minérale…
Avantage 2 : Vous ne pouvez plus faire la vaisselle… donc vous ne pouvez plus cuisiner… donc vous optez pour le Bolino… mais comme vous n’avez pas d’eau, vous ne pouvez pas réhydrater les torsades à la napolitaine désséchées dans leur poudre rouge… Donc vous commandez des sushis ! Et comme chacun sait, les sushis, c’est bon pour la santé ! CQFD.
Avantage 3 : Vous sympathisez enfin avec vos voisins qui traversent la même épreuve que vous ! Au robinet provisoire que la Compagnie des Eaux a eu la délicatesse d’installer au bout de votre rue pour vous dépanner le temps des travaux, vous avez avec chacun d’entre eux des conversations palpitantes : « Ce bidon-ci, c’est pour ma chasse d’eau, cette bouteille-là, c’est l’eau du chat… ». Et puis, quel plaisir de porter le seau d’eau de la vieille dame qui habite au-dessus de chez vous (i.e. 5e étage sans asensceur).
Avantage 4 : Vous finissez par quitter votre appartement pour partir vous installer chez des amis! Ces derniers ont beau avoir l'eau courante, vous buvez avec eux une bonne bouteille de vin... que demander de plus pour passer une agréable soirée?

Prochain débat :
une jambe plus courte ou un bras plus long ? Donnez dès à présent votre avis sur le blog !

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