Une vipère à Paris

Blog pipolo-culturo-rigolo d'une vipère sensible et insaisissable qui pique et critique (un peu), s'étonne et s'émeut (souvent).

31 octobre 2007

Halloween : faites-vous peur avec des pipoles !

4038Il y a 7-8 ans, les Ricains – comme dirait notre bon ami Michel, tellement rebelle – avaient réussi à nous refourguer leur vieille tradition d'Halloween. Souvenez-vous : le 31 octobre, on organisait un bal customé chez des amis. En allant à la fête, on croisait dans le métro un marin noyé, un squelette anorexique, une sorcière poilue. Pendant ce temps, à la campagne, vos petits cousins, eux, déposaient une citrouille sculptée sur le rebord de leur fenêtre avant de sortir le soir réclamer des bonbons aux pauvres grand-mères du village déjà couchées en robe de chambre devant "Questions pour un champion".
Aujourd'hui, on respire : les potirons et les masques de croque-mort ont disparu des vitrines des magasins. Il ne reste guère que l'agence Century 21 de la rue Legendre (75017) qui s'entête à agrémenter sa devanture de toiles d'araignées. Quelle brillante idée quand on est dans l'immobilier...
De l'autre côté de l'Atlantique, la tradition continue, bien sûr. Et pour l'occasion, le magazine Maxim révèle les 11 pipoles les plus effrayants. Un concentré de monstres qui fait froid dans le dos... Jugez plutôt : Jocelyn Wildenstein, Donatella Versace, Michael Jackson... Désolé d'interrompre l'énumération en si bon chemin, mais je tremble déjà de tous mes membres !

En France, je pense qu'il y a largement matière a créer une galerie d'horreurs tout aussi abominable. Il suffit de soigner un peu le casting. Je propose :
-Geneviève de Fontenay sans son chapeau (houuuuuuuuu !!!!!)
-Isabelle Adjani sans chapeau et sans lunettes de soleil (au secours !!!! Mon dieu !!!!)
-Karen Cheryl, heu pardon, Isabelle Morizet sans chapeau, sans lunettes de soleil et sans maquillage (ahhhhh !!! à l'aide !!! Maman !!!)
Avouez que votre rythme cardiaque s'accélère dès lors que vous vous imaginez enfermé dans un château lugubre avec ces 3 créatures aux traits démoniaques...

Si vous êtes téméraire et que vous souhaitez aller encore plus loin dans l'horreur, montez avec moi dans le train fantôme ! C'est parti :
-1er station : le musée Grévin, pour un face à face avec la si jeune et fraîche Arielle Dombasle (help !!!)
-2e station : un night club ringard, pour célébrer l'anniversaire de Loana avec tous ses amis Has Been (Je ne suis pas une célébrité !!! Sortez-moi de là ! Par pitié...)
-Terminus : l'Olympia, pour le grand retour sur scène de Rika Zaraï !!! (Là, normalement, il ne vous reste plus assez de voix pour hurler votre effroi.)

J'espère que tous ces monstres ne viendront pas perturber votre sommeil après lecture de ce post...

Bon grand week-end !!!

Ps : Ma solution pour régler le problème d'audience du vendredi : partir en we dès le mercredi !!!

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30 octobre 2007

Le grand non du jour : les décorations de Noël à Paris

champiLe compte à rebours a commencé. Ça y est, les féériques ampoules des Galeries et du Printemps sont installées. On n’attend plus qu’une gracieuse main pipole pour appuyer sur le gros interrupteur et illuminer ainsi le boulevard Haussmann de milliers de pastilles multicolores. Claude François, le spécialiste de circuits éléctriques, n’étant hélas plus parmi nous pour remplir cette éminente fonction, la Vipère propose comme candidat… Florent Pagny ! Un petit coup de jus devrait réactiver quelques-uns de ses neurones…
Laissons ce pauvre Florent tranquille 2 minutes pour considérer avec sérieux l’affaire qui nous occupe : est-ce bien raisonnable de coller au-dessus de nos têtes les décorations de Noël plus de 8 semaines avant la date fatidique? Que craignent-ils, finalement, ces commerçants ? Que l’on oublie d’investir les grands magasins le 23 décembre en nocturne, en compagnie de son frère et de milliers d’autres individus tentant désespérement de trouver la cravate surprise qui plongera Tonton dans un état proche de l’orgasme ? Qu’ils se rassurent ! Cette pénible étape de shopping de dernière minute est un classique indémodable que l’on rejoue invariablement chaque année avec la même résignation désabusée.
C’est qu’on ne respecte plus les saisons ma bonne dame… Pourtant, on aimerait tellement profiter encore quelques semaines de l’automne, des feuilles des marronniers qui tombent à l’unisson des prix littéraires, des épis de maïs à bouillir ou des candidats de la Star Académie à éliminer… J’ai tellement peur de croiser dès demain chez ma boulangère une bûche glacée me dévisageant de ses mini-sapins en plastique ! ça pourrait être pire, me direz-vous : je pourrais aussi me faire alpaguer la semaine prochaine par une épaisse galette des rois dorée à souhait…

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29 octobre 2007

Parc Asterix : le coup de vieux !

toileajpgCela fait très longtemps que je ne suis pas allé voir une expo ou visiter un château… Le nombre de mes sorties culturelles est en chute libre ces dernières semaines. Il me fallait vite réagir pour stopper l’hémorragie. C’est donc sans la moindre hésitation que j’ai courageusement sacrifié ma grasse matinée dominicale pour filer… au parc Astérix !

Entendons-nous bien, le coup de vieux, il concerne avant tout le parc ! Dalles fendues, peintures tâchées, sculptures égratignées… Sans parler de tous les personnages en plastique grandeur nature disséminés sur les bas côtés. Sur la plupart d’entre eux, des toiles d’araignées relient généreusement leur gros nez à leurs longues oreilles.
Il me faut pourtant reconnaitre que le coup de vieux a aussi touché La Vipère et son trio d’amis trentenaires. (Très jeunes trentenaires, SVP. Moyenne d’âge du groupe : 31,75 ans).
Ci-dessous, quelques exemples significatifs du fossé séparant le jeune du trentenaire :

1/Pendant le grand-huit
Sur le trajet de chaque grand-huit est dissimulé un appareil photo servant à immortaliser votre passage la tête en vrac à la sortie d’un looping. Sur le cliché (que vous pouvez ensuite acheter pour la modique somme de 7,50 euros), le trentenaire a généralement les yeux fermés, la bouche ouverte et les mains nerveusement cramponnées à la barre de sécurité. Bref, le trentenaire s’est fait surprendre comme un bleu par ce flash inattendu.
Pas le jeune ! Lui, il apparaît sur la photo les 2 bras en l’air, comme pour défier l’apesanteur ! Généralement, il fait aussi un clin d’œil complice à l’objectif avec une mine hilare.

2/Après le grand-huit
Le trentenaire se dégage assez difficilement de sa petite cariole. « T’as pas mal dans le bas du dos ? » demande l’un. « Non, je ressens plutôt une gêne au niveau des cervicales » répond l’autre. Puis, d’un air entendu, toute cette joyeuse bande d’éclopés se dirige mécaniquement vers la mini-croisière sur eau stagnante, histoire de souffler un peu.
Le jeune, lui, sort de son wagon par un bond de cabri puis pique un 100 mètres pour rejoindre à nouveau la file d’attente du grand-huit. Des sensations fortes, il en redemande. Sans compter qu'il espère améliorer sa grimace sur la photo ! La mini-croisière, il la laisse volontiers à son petit frère de moins d’1m20 (et donc interdit de looping) et à sa grand-mère.

3/ La barbapapa
Quand on lui prépare une barbapapa grosse comme un menhir, le trentenaire se réjouit ! Mais au bout de 3 bouchées, il commence à avoir du mal à avaler cet épais nuage saturé de sucre. Même avec la complicité de ses 3 amis, il ne réussira pas à venir à bout du monstre rose. Quelques minutes après, il ne se sentirait pas plus écœuré si on lui avait versé directement dans le gosier une brique entière de Daddy Sucre. Lorsqu’ensuite il passe devant le Palais du Bonbon, le trentenaire détourne vite la tête pour ne pas vomir.
Le jeune, lui, avale les barbapapas à la chaîne, mais engloutit aussi des crêpes au nutella et des gaufres à la chantilly, pour varier les plaisirs. Au Palais du Bonbon, il hésite entre la tresse géante de guimauve et la giga sucette multicolore. Finalement, il préfère remplir un sachet de bonbons Haribo et Grand-mère l’a mauvaise quand elle doit débourser 11,55 euros pour 340 grammes de fraises Tagadda, de crocodiles et de bananes.

4/ La photo souvenir
Le trentenaire est preque ému de se retrouver entouré par Obélix et Astérix, les sympathiques héros de sa jeunesse ! Certes, il se sent un peu grand et vieux en constatant qu’Astérix lui arrive au niveau de la poitrine, mais bon, cela lui permet de bien étudier ses faux cheveux en mousse jaune poussin et de compter les toiles d’araignée qui s’y nichent. Heureusement qu’Idéefixe n’est pas de la partie : à la même échelle, le trentenaire risquerait de lui marcher dessus sans même sans apercevoir.
Le jeune, lui, fuit toute la journée l’atelier photo avec ces pauvres mecs déguisés comme des gros bouffons! Trop la honte !

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26 octobre 2007

La malédiction du vendredi

pateAllez savoir pourquoi, l'audience du blog chute systématiquement le vendredi. Derrière mon écran, je perds peu à peu et mon enthousiasme et mon sourire en voyant la courbe de fréquentation ne jamais décoller... Car oui, je peux observer pratiquement en temps réel le nombre de visiteurs qui viennent s'instruire — disons se distraire — sur le blog. Autant quand les chiffres explosent, je suis aux anges, prêt à servir un café à tout mon service (chut ! ne pas dire que nous sommes que 3 !), autant mon moral vacille dangereusement  lorsque je peux compter mes lecteurs sur les crochets de ma gueule...
Je vous prie de bien vouloir m'excuser de devenir soudain légèrement agressif mais, entre nous, qu'avez-vous donc de mieux à faire le vendredi que de venir me rendre une visite de courtoisie? Du repassage? Une course chez Franprix? Un dossier à rendre à votre supérieur peut-être? Je ne vous demande même pas de me laisser un message... À la rigueur ne lisez même pas mes textes, c'est pas grave! Cliquez juste sur l'adresse du blog dans vos favoris. Comment ça je ne fais pas partie de vos favoris?! Vous devenez vraiment désagréable...
J'essaie de trouver des explications à ce phénomène irrationnel... Mes lecteurs éteignent-ils leur ordinateur dès le jeudi soir pour partir en week-end avec 24h d'avance? Est-ce parce que vendredi c'est le jour du poisson qu'il ne reste plus de place les serpents?
Je compte sur vous pour me fournir des indices sur cette inquiétante désertion hebdomadaire... Je suis prêt à de gros sacrifices pour tenter de rebooster l'audience et gagner des parts de marché sur la ménagère de moins de 50 ans. Comme organiser des concours avec des gains conséquents (des boîtes de pâté, le magazine Elle décoration du mois dernier, une agrafeuse de bureau...), ou bien poser sans anneaux sous l'œil de Jean-René Boudard (le photographe de La Queue-en-Brie, NDLV).

Bon Week-end !!!




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25 octobre 2007

"ça se discute", de Jean-Luc Delarue, sur France 2

guignolOn n'y croyait plus. Enfin un bon "ça se discute" comme on les aime! La dernière fois qu'on était tombé sur l'émission de Jean-Luc, le pauvre avait tellement l'air de s'ennuyer en posant ses questions qu'on réussissait à peine à compatir avec les invités orphelins et gravement malades dont les enfants étaient en prison. C'est dire.
Hier soir, Jean-Luc avait repris du poil de la bête et mis le paquet. Thème de l'émission : "Stars et paparazzi". Un sujet audacieux car novateur. En guest star, Daniel Ducruet, toujours aussi élégant, toujours aussi classe. On regrette vraiment que son mariage avec la non moins chic Stéph' de Monac aux casquettes en cuir cloutées (mes posters d'ado peuvent en témoigner) se soit brisé telle une vague sur Le Rocher. Ils formaient vraiment un couple princier – oserais-je dire royal ? – idéal.
Seulement voilà, rappelez-vous, Daniel est tombé dans un guet-appens organisé par de méchants paparazzi avec l'aimable concours d'une stripteaseuse, et depuis, il n'est plus vraiment le bienvenu au château. Et ça, ça lui reste un peu en travers de la gorge, à Daniel !
Alors quand un paparazzi un brin insolent (bravo Jean-Luc pour cette excellente recrue) se moque de lui méchamment, le sang de Daniel ne fait qu'un tour. Hélas, il manque un peu de vocabulaire à notre ancien Fermier préféré pour exprimer tout en nuances ses sentiments mitigés ("gros Tuuuuuttttttt... Va te faire encTuuuuuuutttttt" ...... Sale coTuuuuutttttt"). Mieux vaut donc laisser parler et son cœur et surtout ses poings : l'altercation est inévitable ! Heureusement des gardes du corps surgissent comme par magie de tous côtés... Aucune mèche gélifiée de Daniel n'a bougé d'un poil dans la bagarre : nos sincères félicitations aux coiffeuses de l'émission. La chaîne en or autour du coup a  tenu le coup elle aussi. Ouf !
Au final, c'est cette pauvre Laurence Boccolini qui a morflé : dans la bousculade, on lui a marché sur une cuisse tout en lui piétinant un bras.

Après toute cette agitation, le débat tourne définitivement au spectacle de Guignol.
- Scène 1
Le méchant paparazzi : "Tous les pipoles ici présents n'ont aucun talent !".
Le public : "houuuuuuuuuuuuuuuu !!!"
Tatiana (de Secret Story) : "Pardon, mais mon mari Xavier il a été champion de basket à Levallois-Perret !"
La Vipère devant sa télé : "Ah ! Ah ! Ah !"
- Scène 2
Le méchant paparazzi : "Tous les pipoles ici présents ne sont rien sans les paparrazzi !"
Le public : "houuuuuuuuuuuuuu !!!"
Richard Virenque : "C'est pas bien de dire ça, il faut respecter les gens !"
Le public : "Bravooooooooo !!!"
La Vipère devant sa télé : "Ah ! Ah ! Ah !"

Au milieu de l'émission, pour relever un peu le niveau du débat, Eve Angeli a été appelée à la rescousse. Plus tard dans la soirée, Greg le Millionnaire a disserté sur la rançon de la gloire. Enfin, Elena Lenina – qu'on ne présente plus ! – a analysé les moyens efficaces de gérer la célébrité. Un léger voile de fumée s'est alors formé sur le plateau, conséquence directe de tous ces cerveaux soudain en surchauffe.

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24 octobre 2007

Comment reconnaître une soirée (un peu) pipole (très) réussie ?

PlatChoucroute_25cm1/Votre verre de champagne ne se vide jamais, un peu comme les faux biberons de poupées. À peine penchez-vous votre flûte pour boire deux gorgées de bulles que celle-ci retrouve son niveau initial comme par magie. Vous êtes tenté d’observer si ce petit miracle se produit aussi avec les verrines de foie gras.

2/Un flash crépite sans arrêt de droite à gauche, de haut en bas. Un photographe shoote tout ce qui bouge : un courant d’air dans les plantes vertes et son doigt palpite sur la gâchette! Cette agitation frénétique réussit presque à vous faire tourner la tête – à moins que cela ne soit le champagne ? Vous êtes aussi légèrement vexé : pourquoi son objectif ne daigne-t-il jamais se fixer sur vous?

3/Les choucroutes ne s’étalent pas sur les buffets mais plutôt sur les crânes de la majorité des convives de sexe féminin. Elles ne sentent pas bon la baie de genièvre mais la laque Elnett invisible, ce qui vous coupe un peu l’appétit.

4/Vous ne pouvez pas faire trois pas sans vous cogner contre (au choix) : un journaliste, un attaché de presse, un directeur artistique, un photographe voire un médecin (égaré). Au beau milieu de ce microcosme vadrouille une indescriptible créature féminine dont le visage sans âge vous rappelle celui de Daisy Duck – après un accident de voiture.

5/Vous passez à côté de Xavière et Jean Tiberi en faisant bien semblant de ne les avoir jamais vus de votre vie avant d’écraser le pied de Costa-Gavras à qui vous présentez vos excuses sans le reconnaître. On vous murmure à l’oreille que Britney Spears serait en train de réajuster ses faux cheveux dans les toilettes.

6/Vous quittez la soirée en souhaitant à tout prix rendre compte de la sauterie très vite sur votre blog. Hélas, dès le lendemain matin vous ressentez une intense fatigue psychique et physique, fatigue qui semble vous poursuivre insidieusement cette semaine (voir Lendemain de fête).

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23 octobre 2007

Lettre ouverte à Cécilia

caddieCécilia n'a jamais supporté la notoriété. Etre une femme publique, très peu pour elle. Son seul rêve : pouvoir remplir derechef son caddie au Monoprix avec son fils Louis. Malheureusement, je ne suis pas sûr qu'elle s'engage sur la bonne voie pour goûter aux joies de l'anonymat. Quelques conseils s'imposent pour qu'une accablante désillusion ne succède pas à une fracassante séparation.

a/Arrêter immédiatement de poser pour les couvertures des magazines
Chère Cécilia, sache qu'il est très difficile de faire dans la même semaine la une de Paris-Match et de Elle, puis d'aller incognito acheter sa baguette Festival au coin de la rue. Même derrière de grosses lunettes noires, la boulangère et tous ses clients reconnaîtront tes traits tirés. Mieux vaut donc cesser illico presto de minauder devant l'objectif des photographes. N'aie pas de regrets : tu as quand même exhibé ta bobine en une des 2 meilleurs magazines du groupe Lagardère. Tu ne comptais quand même pas récidiver pour Télé 7 jours, Parents, Mon Jardin Ma maison ou Union?
Si vraiment cette décision te paraît insurmontable, et vu qu’il n’existe pas encore de patchs en pharmarcie pour guérir la cover’addiction, choisis des journaux plus confidentiels : Le Chasseur Français ou Impact Médecin, par exemple.

b/Ne pas organiser le mariage de Jeanne-Marie à Vaux-le-Vicomte
Chère Cécilia, si dans les prochains mois tu souhaites réellement pousser peinarde ton chariot au rayon charcuterie sans risquer de rouler sur les pieds d’un paparazzi en planque dans les jambons Herta, prends mille précautions pour les noces de ta fille cadette.
Le 8 août 2008 comme date tu ne choisiras pas. Au château de Vaux-le-Vicomte tu renonceras. Ta copine pipole Mathilde Agostinelli tu n’inviteras pas. À Jean-René Boudart, photographe à La Queue-en-Brie, l’exclusivité tu accorderas.
Ps : Nous te conseillons vivement, afin de réaliser des économies non négligeables, de confier la gestion du budget « serveurs » à tes bons amis M. et Mme Balkany.

c/Ne pas épouser un autre petit homme brun célèbre
Chère Cécilia, tu as épousé en premières noces le regretté Jacques Martin, avant de le quitter pour son sosie en plus jeune et plus petit. Notre président présente en effet le même cheveu brun et crépu, le même œil rond sous une paupière lourde, la même pommette agitée, le même sourire béat jusqu’aux oreilles…
Grâce à notre fine analyse psycho-morphologique, nous sommes en mesure de t’annoncer que ton troisième mari pourrait se nommer : Bénabar ! On imagine déjà ta joie de flirter avec une nouvelle star de l'estrade et du micro.
Mais as-tu vraiment envie de te retrouver dans un de ses clips, genre lui tournant autour de toi avec une guitare, sur un toit et sous la neige? As-tu vraiment envie d’aller au Zénith te taper trois longues heures de Victoires de la musique, à battre des mains et à faire semblant de rire aux astuces de Nagui??? Même si l’amour rend aveugle, ne retombe pas dans le piège pailleté de la célébrité ! Garde à l’esprit ce putain de caddie que tu aimerais tant pousser avec le petit Louis…

Je t'embrasse,

La Vipère

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22 octobre 2007

lendemain de fête

moule_cake_embouti_gd-Vos voisins ont entrepris de rénover votre boite crânienne : pilonnage de front, perforage de cortex, ponçage de neurones… Pas de doute, vous préféreriez largement quand ils se contentaient de changer le carrelage de leur salle de bains.
-Vos paupières sont lourdes, très lourdes. Comme si un petit malin était venu pendant la nuit accrocher à chacune d’elles les cadavres de vos joyeuses libations. Deux canettes de Coca-light pour vos amies enceintes ou anciennes alcooliques, deux bouteilles de champagne dans votre cas.
-Vous êtes en parfait décalage social. Vous ouvrez définitivement les yeux à l’instant même ou Claire Chazal referme son JT de 13H. Vous réussissez tout juste à vous mettre debout à l’instant même ou l’invité de Drucker s’assied face à lui.
-Vous ne comprenez pas pourquoi vous tanguez sans cesse alors que votre sortie entre amis au parc Astérix n’est prévue que dimanche prochain.
-Vous manquez de vous rétamer, dans la salle de bains, sur un amas difforme composé d’une ceinture noire, un tube d’aspirine, un tee-shirt tâcheté de ketchup, un moule à gâteau, un paquet de cigarettes vide. Vous vous dîtes que cette accumulation trouverait assez facilement sa place à la FIAC : «Tas d’ivresse, 2007, 350 x 215, courtesy La Vipère.» Vous vous dîtes aussi que cette ceinture noire n’est pas à vous et là vous balisez un brin en entendant un grognement étranger en provenance de votre lit.

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19 octobre 2007

La vipère répond à vos derniers messages

rhizom1/Bienvenue Tokk sur ce blog et merci pour ton message ! On ne se connait pas, et pourtant tu as tout de suite décelé la colère qui parfois chatouille mes écailles... Par avance, merci de ne pas raconter mon trépas dans un sordide accident de la route : une vipère écrasée, c'est d'un commun...
2/Desesperate psy, jamais nous nous lasserons de tes remarques lacano-catholico-hystérico-ossobucco-freudiennes. La vie prend un autre sens grâce à tes éclairages. Plutôt que de critiquer les ouvrages de tes semblables, écris ton propre livre  ! Il deviendra ma nouvelle bible (avec "Miettes", de Loana).
3/Chère Pythie, merci de recopier ici des passages entiers du dico (tu as gagné un Littré en achetant le Figaro? Attention, tu vires Sarko!), mais je n'ai pas compris pourquoi... Tu penses que je utilise le terme "misanthropie" à mauvaise escient? Je peux t'assurer que non, chacun de mes mots étant pesé avec une précision qui rendrait jaloux un marchand de safran. A moins que tu ne penses que le lectorat de ce blog ait besoin d'une petite leçon de rattrapage en lexicologie?
4/Clemfée, sois bien aimable : laisse tomber la tecktonic et mijote-nous plutôt un beau reportage sur le phénomène des blogs ! Evidemment, cite celui-ci comme exemple ! En échange, je suis prêt à te reverser un pourcentage des futurs gains publicitaires imaginaires...
5/Last but not least, le fidèle et réactif Dahlia. Je n'aurai qu'un mot : les températures ayant drôlement chuté aujourd'hui, s'il te plaît prends bien garde à ton petit rhizome. Un coup de gel est si vite arrivé...

Bon week-end !!!

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18 octobre 2007

Sam the cat, de Matthew Klam

samUne fois de plus un petit bijou publié dans l'excellente collection de poche 10/18, dirigée par l'excellentissime Jean-Claude Zylberstein, qui un jour m'engagera pour le remplacer – mais chut il ne le sait pas encore...
De quoi s'agit-il? 7 nouvelles écrites par un jeune américain. Leur point commun? Toutes ont pour noyau un  homme et une femme qui s'aiment ou, plus excatement, qui semblent s'aimer, voire qui se persuadent qu'ils s'aiment ! Vous me suivez? Ces histoires de couple sont invariablement racontées du point de vue de l'homme, ce qui donne une réelle unité au court recueil.
Dans chaque nouvelle, le narrateur décrit ses tendres sentiments pour sa petite copine, sa fiancée ou sa femme, et les joies multiples de la passion et du sexe... Comme dans un conte de fées, la vie en rose bonbon semble bel et bien exister dans les banlieues américaines. Sauf que très vite le cadre idyllique se fissure. Quelques mots bien choisis suffisent à faire tourner le sirop sucré en un vinaigre particulièrement acide. 
L'auteur dépeint avec une plume romantique de magnifiques faillites conjugales ! Au sentiment amoureux se superposent toujours des angoisses ou des doutes qui plongent les personnages masculins dans des abîmes de désenchantement ou de résignation. Il suffit d'un rien (un coup de soleil, un poulet trop cuit) pour que le vernis craque et laisse apparaître rancœur et frustration. Les personnages ont beau fermer les yeux et hurler qu'ils s'aiment pour la vie, on ne les croit pas une seule seconde.
C'est bien vu, cruel... mais d'une fatalité légèrement effrayante !

Extrait :
"Elle est toujours avec moi, mon adorable épouse que j'aime, qui fredonne et qui chante quand il y a de la tension dans l'air, qui éclate de rire alors que toutes les portes sont ouvertes, qui va dans le salon pour discuter avec sa sœur au téléphone pendant que je termine le dîner. Pas d'histoires, on va être heureux, Linda et moi. On va s'en sortir. Ce n'est pas parce qu'on s'engueule de temps en temps qu'on est obligés de se haïr éternellement". Matthew Klam, Sam the cat, 10/18, 2007
Note de La Vipère : 7/10

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