28 septembre 2007
Formation professionnelle : nos années collège
Liste des 5 différences majeures entre une formation professionnelle et un cours de sciences au collège.
1/ Votre professeur n'a ni blouse blanche ni lunettes à triple foyer. Il ne manipule pas de tubes à essai ou des testicules de bœuf à disséquer, mais plutôt des fichiers Powerpoint et des tonnes de polycopiés agrafés. Certes, c'est beaucoup moins ludique, mais au moins votre meilleur ennemi ne vous renverse pas d'acide chlorydrique sur les genoux et aucun de vos camarades ne vomit dans la poubelle au pied de l'estrade.
2/ Vous pouvez laisser votre esprit vagabonder pendant des heures sans crainte d'être surpris dans vos rêveries par un retentissant "On va demander à La Vipère de répéter bien fort ce que je viens d'expliquer !", lâché par une blouse blanche au regard noir. De toute façon, même si par malchance vous tombiez sur un formateur agacé par votre inattention chronique, dîtes-vous bien que les heures de colle n'existent pas (encore) dans les centres de formation.
3/ Devant votre circuit électrique monté en parallèle, vos pensées s'égaraient vers le menu trop génial de la cantine (des frites et du ketchup) ou vers la boum d’anniversaire d'Élodie (samedi prochain à partir de 17h). Désormais, vous rêvez juste qu'il y ait encore un peu d'eau minérale dans l'unique fontaine à eau du centre de formation, et s'il pouvait ne pas y avoir d'incident technique tout à l'heure sur votre ligne de métro, ça vous arrangerait aussi.
4/ Vous pouvez laisser votre portable allumé, voire répondre à vos appels en plein cours à haute et intelligible voix si vous êtes journaliste, c'est-à-dire, comme chaucun sait, un être OVERBOOKÉ indispensable à la bonne rotation de la Terre autour du soleil.
De mon temps les portables n'existaient pas encore : il n'y avait donc que peu de risques de voir sa super calculette Casio FX 5200 se mettre à vibrer sur le coin de son bureau.
5/Enfin, le must : il n’y a pas d’interrogation écrite pour évaluer vos connaissances sur la composition de l'humus des sous-bois ou le calcul des équations-bilans, par exemple. À l’inverse, c’est vous qui devez remplir un formulaire pour évaluer le niveau de votre professeur… Quelle revanche infiniment réjouissante !
19 septembre 2007
Good Canary, Théatre Comédia
New York, Annie et Jacques. Un homme, une femme, et quelques personnages secondaires. Une histoire d'amour passionnée mais minée par quelques sachets d'amphétamines. Un roman écrit par l'un mais défendu par l'autre. Et un canari en cage, spectateur privilégié des angoisses, des crises, des déchirures.
Il est inutile de s'attarder trop longtemps sur l'intrigue : un couple dans la tourmente de la gloire littéraire et de la drogue, rien de bien nouveau sous le soleil... Seulement voilà, la mise en scène hallucinante (au sens propre comme au figuré) de John Malkovitch donne au propos une force et une violence saisissantes.
Il faut l'avouer, les 30 premières minutes déconcertent. Malkovitch prend son temps pour planter le décor, sonder les caractères complexes d'Annie et Jacques et disséquer leur relation chaotique. Derrière les comédiens, six panneaux juxtaposés s'animent astucieusement pour marquer chaque scène. Ils affichent les différentes unités de lieux (appartements new yorkais, café au coin de la rue, chambre d'hôpital...), mais aussi les émotions passagères des personnages, leurs pensées, leurs délires... Ils s'allument, s'éteignent, s’avancent puis se retirent, se remplissent de chiffres ou de pilules, s’habillent de couleurs vives ou foncées...
Grâce à ce procédé scénique inventif et à quelques notes de piano envoûtantes, John Malkovitch rythme le jeu des personnages et souligne avec une fantaisie troublante les tensions dramatiques qui les secouent : leurs mots/maux résonnent plus fort.
À ce jeu-là, Cristiana Réali est bouleversante. Sa performance éclipse un Vincent Elbaz encore un peu hésitant. La comédienne excelle dans tous les registres. Elle agaçe et agresse en hystérique torturée avant de vous arracher des larmes en amoureuse fragile et désarmée. Toute la pièce repose sur les épaules pourtant frêles de son personnage.
Au final, on quitte le théatre complètement sonné par le dénouement brutal de ce drame poétique, avec en mémoire le beau visage d’Annie, comme une hantise.
Note finale de La Vipère : 8,5/10
Théâtre Comédia, 4, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
18 septembre 2007
Two days in Paris, de et avec Julie Delpy
On peut aller voir ce film pour une seule et bonne raison : son héros, à savoir l'irrésistible Adam Goldberg. Mais gardons le meilleur pour la fin...
Julie Delpy a réalisé un film sans prétention, si ce n'est divertir 1h40 et faire rire de temps à autre. Il faut reconnaître que l'exercice est plutôt réussi. L'actrice se glisse dans la peau de Marion, une pétillante trentenaire myope vivant à NY avec son compagnon, Jack. Elle est photographe, lui architecte d'intérieur. Après un séjour en amoureux à Venise – gâché pour de sordides raisons gastriques –, tous deux passent 48 h à Paris avant de repartir aux États-Unis.
À Paris, Marion retrouve ses parents, terriblement curieux et envahissants. Chacun dans son genre mériterait haut la main une chambre en hôpital psychiatrique. Mais manque de bol, non seulement ils ne sont pas enfermés entre quatre murs capitonnés, mais en plus ils habitent juste en-dessous du pied-à-terre de leur fille ! Ajoutez à ces 2 énergumènes une sœur pénible, un gros matou et toute une ribambelle d'ex-amants artistiquement dérangés... vous comprenez alors pourquoi cette parenthèse parisienne dégénère rapidement...
Entre mauvaises surprises et contariétés, le pauvre Jack tente de garder son calme et sa lucidité pour ne pas sombrer à son tour dans la folie ! Adam Goldeberg excelle dans ce rôle d'étranger en terrain hostile. Goldeberg, vous vous souvenez sûrement de lui : il jouait le rôle du coloctaire schizo de Chandler dans l'une des toutes premières saisons de Friends... Oui, le fou furieux hilarant à la barbichette, c'était lui !
Two days in Paris lui doit une fière chandelle car grâce à son charisme et son impayable bobine, on oublie presque le manque de rythme, les blagues grossières, les clichés sur Paris... et Julie Delpy !
Note finale de la Vipère : 5,5/10
La Vipère y était : au concert de Gwen Stefani !
Hier soir, Gwen Stefani se produisait en France pour
un concert unique à Paris-Bercy. La Vipère a revêtu ses plus beaux
anneaux avant d'aller se glisser au cœur de la fosse... Une fosse
archi-pleine de gens pénibles qui poussent, qui doublent, qui parlent
pendant les chansons, qui vous soufflent leur fumée de cigarette entre
les deux yeux, qui portent de grands chapeaux histoire de bien vous
boucher la vue...
Mais avec de la bonne musique en live, on réussit
miraculeusement à faire abstraction de tout ça !
Avant que le concert ne commence, le
spectacle est déjà dans la salle: à ma droite, sur les gradins VIP:
Cyril Lignac (sans sa batterie de casseroles), Anne-Sophie Lapix (sans
son prompteur) et le chanteur Raphaël (avec Mélanie Thierry, qui a
l'air aussi aimabe qu'une porte de prison).
Puis les lumières s'éteignent et Gwen Stefani déboule sur scène dans sa cage dorée (cf : son clip, The Sweet Escape). C'est parti pour plus de 1h30 de show avec des
danseurs défiant les lois de l'apesanteur, des musiciens
charismatiques, des écrans géants à foison... et surtout, une chanteuse
en pleine forme qui occupe la scène avec aisance tout en enchaînant les
tubes. Bercy est sous le charme d'autant plus que les tenues de scène
de Gwen valent leur pesant de paillettes ! À la fois sexy et élégante,
elle décline invariablement le noir, le blanc et le doré. Son
maquillage dégouline à la fin de chaque morceau et Miss Stefani s'en
offusque régulièrement en hurlant ("Fuuuuucking!"). Nous, on lui
pardonne d'emblée : cela montre à quel point elle mouille son maillot
pour mieux nous électriser.
Vers la fin du spectacle, sur Cool – une des chansons préférées de La Vipère –,
Gwen improvise une longue promenade dans les gradins, au grand dam du
service de sécurité qui tente de la rattraper... Effrayé, notre nouvel
ami Raphaël se replie dans les escaliers, laissant seule Mélanie, la
moue toujours boudeuse.
Conclusion : Hier soir à Bercy, la mayonnaise a bien pris, et pour une fois Cyril Lignac n'y était pour rien !
17 septembre 2007
Le grand non du jour : les chaises musicales
Pour être exact je devrais plutôt dire "le grand non d'hier". Avez-vous déjà tenté de lire un bon roman, peinard au soleil, au jardin des Tuileries, le dernier dimanche de l'été? L'exercice est plus compliqué qu'il n'y parait. La plupart des bancs étant (au choix) :
- à l'ombre
- saturés de touristes grignotant des chips à l'oignon
- sous une volière de pigeons,
mieux vaut donc opter pour une bonne vieille chaise métallique !
C'est là que votre galère commence : autant chercher une place de parking dans un centre commercial un 23 décembre. D'ailleurs la même rapidité est indispensable : si vous ne bondissez pas dès qu'un quidam lève ses fesses de sa chaise, si vous ne piquez pas un sprint en piétinant au passage un grand-père et sa canne anglaise, deux-trois enfants et leurs joujous, un autre quidam s'emparera de votre place en un clin d'œil et vous jettera derrière ses verres fumées un regard de satisfaction, genre "dommage pour toi mon Coco, tu peux continuer à faire quelques tours de parc !"
Surtout, surtout, ne pas s'énerver... Surtout ne pas vouloir pousser dans les fontaines ceux qui occupent deux fauteuils pour allonger leurs jambes ou poser leur sac à dos. Pourquoi donc n'y a-t-il pas davantage de chaises, sapristi!? À croire que la Mairie de Paris en a fondues pour faire des Vélib...
Trois heures après, vous échouez finalement sur un banc branlant et poussiéreux face à la route, banc que vous partagez généreusement avec au mieux une collégienne hystérique qui beugle dans son portable, au pire un clochard endormi au doux parfum de vinasse. Vous vous dîtes que vous seriez aussi confortablement installé assis sur la poubelle d'une aire d'autoroute. Donc autant rentrer...
Bilan de votre sortie : nerfs à vif et chaussures ruinées par les graviers. Une vraie réussite.
14 septembre 2007
au loup ! au loup !
Vous connaissez la dernière blague à la mode ? Non? Pourtant elle est vraiment tordante... La nouvelle histoire drôle que nous racontent les medias tous les jours, c'est l'alerte au tsunami ! hi ! hi ! hi ! Désolé, mais c'est plus fort que moi. Tout simplement hilarant.
Chaque matin, on y a droit. Un micro séisme en Indonésie? Alerte au tsunami. Une pierre qui roule dans la baie d'Along? Alerte au tsunami. Un rescapé de Koh-Lanta qui plonge dans la mer des Philippines? Alerte au tsunami. Comme les bonnes vieilles histoires belges, on nous la décline à l'infini.
Un qui doit beaucoup moins se marrer, c'est le Chief Executive Officer Tsunami, vous savez, cette personne responsable de scruter le niveau de la mer, de mesurer chaque vaguelette, et qui doit ensuite se précipiter dans son bureau pour écraser le gros buzzer rouge déclenchant l'alarme. C'est qu'il croule sous le travail, le pauvre. J'espère pour lui qu'il touche un petit quelque chose pour chaque alerte au tsunami... hi ! hi! hi! À quand la prochaine? Les paris sont ouverts.
13 septembre 2007
Nos amis les Québécois
Nos amis les Québécois nous manquent terriblement. Perso, je me suis attaché à ces autochtones dès l'adolescence. J'ai découvert le charme de leur langue lors de ma rentrée en classe de 3e. Ma voisine de bureau avait passé ses grandes vacances dans un camp de Jeannettes, au fin fond du Québec, et elle avait décidé, pour prolonger le plaisir, de parler à tous ses camarades avec l'accent québecois ! Un vrai bonheur, on ne s'en lassait pas...
Jusqu'à présent, grâce aux multiples artistes talentueux envoyés par cette belle région, le doux murmure de leur langue résonnait régulièrement à nos oreilles. Hélas, depuis quelque temps, c'est le silence radio le plus total. Garou est bien trop occupé à roucouler avec la jolie Lorie pour nous faire de longs discours... Céline Dion, accaparée par ses shows à Las Végas, économise sa voix en réservant ses uniques paroles pour René-Charles, son adorable garçonnet, respirant la joie de vivre, qui exhibe avec fierté une ébouriffante coiffure digne d'une rock star allemande des années 1980. Et Isabelle Boulay? Elle a complètement disparu de la circulation, limite on s'inquiète...
Tout comme la Vipère, vous êtes en état de manque? À deux doigts de la rehab? Prêt à sauter dans le prochain avion pour Montréal? Commencez plutôt par filer sur www.tetesaclaques.tv
Vous y retrouverez de petits monstres québécois absolument hilarants! Rien que leurs gueules valent le détour. Ces invraisemblables créatures semblent nées des amours coupables d'une poupée Barbie (ou Chucky !!!) avec Beavis & Butthead. Pauvre Ken, personne ne l'a prévenu que sa grande blonde se tapait dans son dos les insupportables personnages de MTV? Quant aux discussions de nos lointains cousins... je vous laisse les découvrir ! Ils nous feraient presque oublier Céline, Linda, Isabelle, Robert et tous les autres qui ne sauraient tarder à rappliquer cet automne pour parader sur le plateau de la Star Ac...
Merci à Ellebi pour cette divine découverte.
12 septembre 2007
le grand non du jour : un virus à Paris !
Attention, ceci est un est message de première importance ! La Vipère vient d'être informée qu'un terrible virus sème en ce moment la terreur dans les rues de la capitale. Si si, c'est vrai, je peux témoigner: autour de moi trois camarades viennent d'y laisser quelques plumes (et plein d'autres choses encore, je vous épargne les détails). L'épidémie s'étend à une vitesse maximale : en effet, elle ne se propage plus seulement grâce au métro, aux bus et au RER, mais également par le biais du Vélib...
Avouez que c'est rageant : l'été est enfin au rendez-vous, le thermomètre daigne enfin grimper de quelques dégrés... et VLAN, vous vous retrouvez à greloter sous 3 couvertures, la goutte au nez, à humer votre bol de Royco Minute Soupe. Quelle ironie du sort !
Merci à tous les lecteurs du blog déjà atteints par ce mal aussi redoutable que mystérieux de bien vouloir spontanément se désigner pour que je puisse dresser très vite une carte des zones à risque... Comme il s'agit là d'une question de santé publique – allez Roselyne, au boulot, il est temps de retrousser les manches de ta belle veste bleu électrique!–, j'encourage aussi vivement tous les bien portants à dénoncer sans vergogne ceux qui souhaiteraient dissimuler leur état fiévreux ! Comment ça, "délation"? Non, prévention! C'est que j'ai pas mal de festivités de prévu dans les jours à venir, il est donc hors de question que je croise par mégarde un nid de microbes... Imaginez un seul instant la Vipère au fond du trou (et de son lit) : qui viendrait cracher son pétillant venin sur ces pages?
Comédies parisiennes : 2 pièges à éviter
Après la rentrée musicale, la rentrée littéraire, place à la rentrée théâtrale ! Beaucoup de nouvelles pièces réjouissantes en perspective, beaucoup de stars à l'affiche (Muriel Robin, Claude Brasseur, Cristina Réali, Jean Piat, Benjamin des Queers, etc.) mais aussi 2 énormes (mauvaises) blagues qui, phénomène inexpliqué, ont cartonné la saison dernière et par conséquent rempilent cette année.
"La Valse des pingouins", au Théâtre des Nouveautés.
Déjà, rien que le titre, vous vous dîtes que ça s'annonce mal. Mais bon, vous êtes têtu... Face à l'horrible affiche marronnasse et orange, ringarde à souhait, il est encore temps de changer d'avis. Mais non, vous êtes têtu ET obstiné. Vous vous retrouvez alors dans le hall du Théâtre des Nouveautés, avec aux murs de splendides photos encadrées de Jean Lefebvre, Georges Beller et Julie Arnold... il ne manque plus que feu Paul Préboist pour compléter cette parfaite galerie de has-been ! Fuyez vite, malheureux!!! Mais non, vous n'êtes pas seulement têtu et obstiné, vous êtes aussi un poil demeuré !
Bref, vous allez finalement vous cogner un spectacle totalement stupide, aux gags téléphonés et à l'interprétation grotesque. Heureusement que le ridicule ne tue pas sinon la scène du théatre serait jonchée de cadavres. La bonne nouvelle : il y a un entracte. À ce moment-là, prenez vos jambes à votre cou !!! À moins, évidemment, qu'en plus d'être têtu, obstiné et demeuré, vous ayez un mollet dans le plâtre, mais alors la Vipère ne peut plus rien pour vous...
Note finale de la Vipère : 2/10 (dans un élan de générosité).
"J'aime beaucoup ce que vous faites", à la Comédie Caumartin.
Ce spectacle a dépassé sa 1200e représentation... La Vipère s'est donc longtemps interrogée sur les raisons d'un tel succès. Et si, après tout, c'était elle qui était mal lunée le jour où elle a assisté à cette piètre comédie? Mais non, le sondage qu'elle a réalisé dans son entourage sur un échantillon représentatif de la population parisienne confirme son opinion.
Il faut donc fuire à tout prix l'histoire sans intérêt de ses deux couples stéréotypés dont les répliques sonnent faux du début à la fin (car hélas pour vous il n'y a pas d'entracte cette fois-ci, donc aucun repli stratégique n'est envisageable). Et même une fois le rideau tombé, les comédiens trouvent le moyen de revenir faire un petit sketch navrant pour prolonger le plaisir... C'est ce qui s'appelle boire la coupe jusqu'à la lie.
Note finale de la Vipère : 3/10
11 septembre 2007
Britney Spears sort encore sans culotte : décryptage psy
Avec la sortie prochaine de son nouveau Cd et son retour sur scène (pitoyable !) aux derniers MTV Awards, on pensait Britney Spears sur de bons rails et débarrassée de ses vieux démons. Que nenni ! Elle offre derechef les moindres recoins de son anatomie à nos regards qui n'en demandaient pas tant...
Décryptage de ce comportement incompréhensible avec Deseperate-Psy, spécialiste des PP (Pathetiiiic Pipole).
La Vipère : Britney qui ne met pas de culotte, c'est volontaire et revendiqué ou sommes-nous plutôt dans le registre de l'oubli et de l'acte manqué?
Desesperate-Psy : Vous oubliez le retour du refoulé! En effet, pendant toute sa jeunesse notre patiente que nous nommerons B., pour préserver son anonymat, a dû porter d'affreuses gaines froufroutantes pour animer une émission destinée aux enfants. Elle en a énormément souffert et à présent le refoulé fait un retour fracassant.
Pour Britney, à quoi correspond ce besoin permanent de montrer ses fesses (et le reste), et surtout, pourquoi cette "no culotte attitude" survient-elle après la naissance de ses 2 enfants ? Y aurait-il un lien entre assumer sa maternité et exhiber son intimité?
Il s'agit plutôt, dans le cas de B., de montrer une épilation intégrale. Même en étudiant avec application l'ensemble des clichés de notre cas, il est impossible de dire si la patiente est pubère! Ne me parlez pas de ses seins, je vous rappelle qu'ils sont en plastique... Il devient dès lors évident que B. se comporte comme une fillette de 4 ou 5 ans. Nous voyons qu'en plus d'un profond traumatisme, sa période de présentatrice télé junior a provoqué une fixation totale de sa libido au stade phallique exhibitionniste. Le cas est grave, c'est certain.
Ne pas mettre de culotte peut-il être considéré comme un mode d'expression (artistique) ? Quels messages Britney chercherait-elle à faire passer? Des appels au secours, des cris de révolte, un bras une cuisse d'honneur adressé à la terre entière et plus particulièrement aux paparazzi?
Peut-être plus simplement un hommage à son esthéticienne?! Hé oui, on peut être une spécialiste compétente et avoir un brin d'humour! Plus sérieusement, vous aurez compris au vu de mes réponses précédentes que la gravité du cas est essentiellement narcissique. Une petite fille n'adresse pas de messages au monde.
Que faudra-t-il penser le jour où Britney mettra enfin une culotte?
Si elle ne s'est pas rasé la tête ou tatoué l'ensemble du visage une heure avant d'enfiler ses sous-vêtements, nous ne pourrons que nous réjouir de la disparition de son symptôme. Sans doute aura-t-elle alors réussi à le sublimer dans une œuvre artistique – un super single –, comme Baudelaire savait si bien le faire de son spleen.
